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Capitale(s), l’exposition des 60 ans de l’art urbain se dévoile à Paris

Pour les amateurs de street art et les curieux, l’Hôtel de Ville dévoile une nouvelle exposition nommée Capitale(s) : 60 ans d’art urbain à Paris. Une exposition gratuite à découvrir du 15 octobre 2022 au 11 février 2023, et qui propose au public de découvrir les œuvres de plus de 70 artistes.

Cette année, cela fait 60 ans que l’art de rue a fait ses premiers pas dans la capitale. Elle a commencé dans les années 1960, avec Gérard Zlotykamien comme précurseur. Qui aurait cru que cet homme en costume trois pièces, cachait dans son attaché-case sa poire à lavement (ancêtre de la bombe aérosol).

Considérés comme les précurseurs, Villeglé, Zlotykamien et Ernest Pignon-Ernest décoraient déjà les murs de Paris dans les années 1950-1960 / © Anthony Geran Hachon

Alors pour fêter cet anniversaire, plusieurs expositions sont à découvrir à Paris. Du tunnel des Tuileries transformé en galerie ouverte, à l'Urban Week de la Défense, en passant par l'exposition dingue de Jef Aérosol, c’est au tour de la Mairie de Paris de dévoiler sa nouvelle exposition nommée : Capitale(s) : 60 ans d'art urbain à Paris.

Une exposition de grande envergure

Au 5 rue de Lobau, dans le 4ème arrondissement de Paris, une file d’attente se forme déjà devant l’Hôtel de Ville. Adolescents, retraités et une classe d’élèves, tous n’attendent plus qu’une chose : pouvoir entrer dans la salle Saint-Jean où sont exposé les œuvres de plus de 70 street-artistes.

L’exposition commence avec de l’Histoire, des archives et de la documentation. D’où vient le street-art parisien, quels sont les matériels utilisés, les réponses sont dévoilées dès le début pour permettre au public d’appréhender plus facilement le reste de la visite. Magda Danysz, co-commissaire de l’exposition présente sur place, tient à préciser que « l’art urbain n’a pas été que du graffiti, c’est avant tout de l’art »« C’est un mouvement qui a eu plusieurs révolutions et c’est ce qui fait sa richesse » poursuit-elle.

Après cette introduction à l’histoire de l’art de la rue, place à la totale découverte des créations. De multitudes d’œuvres d’artistes entourent le visiteur. Il y retrouve les créations de Villeglé, Zlotykamien, Bando, Ash, … Artistes de renom ou moins connus, tous ont une place dans cette exposition. Une fois l’escalier descendu, plusieurs grands espaces s’ouvrent au public. Les différentes salles et alcôves permettent une immersion totale dans un univers urbain très créatif. Que le visiteur déambule ou tourne sur lui-même, l’art se cache dans tous les recoins. Les yeux levés, à droite, à gauche, c’est un véritable concentré de street art qui se succède sur les différentes installations.

« Depuis toujours Paris attire des artistes du monde entier et l’art urbain ne déroge pas à la règle. La ville a joué un rôle essentiel dans l’émergence de ce mouvement trop souvent réduit à ses origines nord-américaines », explique Magda Danysz. À travers cette surprenante exposition, la capitale française met en lumière les nouveaux artistes qui perpétuent sa vitalité dans l’espace public. Avec Capitale(s) : 60 ans d’art urbain à Paris, la ville semble s’imposer comme une vitrine mondiale pour l’art de la rue.

Un public conquis

D’après Magda Danysz, « la première volonté des commissaires était de
montrer que les œuvres des street-artistes méritaient leur place dans les musées »
. Pour mettre en place cette exposition, il a fallu un an et demi de préparation. « Relever des défis, rendre l’impossible possible », tel est l’objectif souhaité.

L’exposition expose également des documents d’archives, des interventions live et des réalisations hors-les-murs / © Anthony Geran Hachon

Alors le pari est-il réussi ? Estelle Rouade, animatrice dans une école élémentaire, en est sûre : cette sortie a fait plaisir aux élèves. « Avec l’école on n’était pas sûr que cette exposition plairai aux enfants. Mais finalement, ils ont suivi le parcours avec attention et regardez maintenant, ils ont pratiquement tous un sourire sur le visage », déclare-t-elle. Du côté de Martin et Christine Durrai, tous deux retraités, l’art urbain est une première pour eux. « Ce sont nos petits enfants qui nous ont parlé de cette exposition […] On est agréablement admiratifs des différentes représentations, on ressent le travail derrière », confient-ils. Alors, sortez vos agendas car Capitale(s) : 60 ans d’art urbain à Paris est disponible gratuitement, pour tous public sous réservation, jusqu’au 11 février 2023.

Anthony Geran Hachon

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