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Chanter le 11 novembre 1/3 - Le chant, mémoire collective de la Grande Guerre

A l’occasion de la commémoration du 11 novembre, j’ai réalisé une série de trois articles qui sortent du traitement médiatique classique. Pour lire les autres articles, c’est par ici et là !

En France, comme dit le dicton : "Tout commence et tout finit par des chansons". Le chant est le marqueur d’une époque. Il s’inscrit dans notre mémoire individuelle et collective et c’est pour cela qu’il occupe une telle place dans notre vie. C’est en partie par les chants que la mémoire perdure, à commencer par celle de la Première Guerre mondiale. Les chants sont d’ailleurs primordiaux pour se remémorer et comprendre le passé. « Les chants connus et ancrés dans les mémoires de la Grande Guerre, ont parfois été écrits bien avant la déclaration de guerre, d’autres ont été écrits et chantés au fil des jours, des événements ou des circonstances durant cette période. Mais toutes ont accompagné les soldats partis au front », explique Jean-Marie Rouvier, professeur à l’académie des Sciences et lettres de Montpellier.

Chanter était l’une des seules occupations des soldats enterrés dans leur tranchées. Beaucoup de chants de 14-18 répondent à un événement souvent marquant dans le déroulé du conflit. Composé immédiatement, ou très rapidement après, ils constituent une réponse à celui-ci. Leur diffusion, rapide et massive car essentiellement orale, est aussi un moyen de contourner la censure qui frappe la correspondance des soldats.

Les poilus occupent leur temps libre et leur pensée avec des chants censé leur remonter le moral.
Les poilus occupent leur temps libre et leur pensée avec des chants censé leur remonter le moral.

Une mémoire qui persiste

Aujourd’hui les chants sont encore présents lorsqu’on commémore la Première Guerre mondiale. Assister à une cérémonie du 11 novembre permet de se rendre compte de la place très importante qu’occupe le chant. Christian Patrier, spectateur de l’hommage qui s’est tenu à Lille, témoigne : « Je ressens énormément de fierté, mais aussi beaucoup d’émotion. Écouter ces chants est toujours un moment spécial dans une commémoration, c’est un peu comme si c’était une petite partie du vécu des soldats qui voyage jusqu’à nous. Pour moi il y a vraiment cette idée de transmettre l’Histoire par la chanson. »

Nombreuses sont les chansons qui ont circulé durant la Première Guerre mondiale. Tantôt guerrières et patriotiques, tantôt amusées ou contestataires, elles ont longtemps bercé le quotidien des poilus. Aujourd'hui, plus d’un siècle après le début des hostilités, rares sont les chansons qui ont survécu à l'oubli. La Madelon et La Chanson de Craonne sont de celles qui n'ont pas quitté la mémoire collective.

 

Antonin Albert

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