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Resident Evil, Bienvenue à Raccoon City : un film assez mitigé

Reboot de la licence horrifique phare de Capcom, Resident Evil revient aux origines des jeux vidéo. Après la saga de Paul W.S. Anderson portée par Milla Jovovich, on n’en attendait pas grand-chose. De retour quatre ans après dans un reboot ambitieux et réalisé par Johannes Roberts, le film décèle de bons et mauvais arguments.

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Un film fidèle à la franchise des jeux mais…

Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City s'est fixé pour objectif de réunir les deux premiers jeux en un seul film. On pouvait donc s’attendre à un scénario brouillon, pour en raconter le plus possible en seulement 1h47 de film. Finalement, le film reste assez fidèle à la licence, ou du moins dans les grandes lignes. En 1998, dans la petite ville de Raccoon City, Umbrella Corporation a quitté la région. Depuis le départ du géant de l'industrie pharmaceutique, les habitants semblent souffrir d'une étrange maladie. Un petit groupe de survivants vont tenter de survivre à une nuit infernale. Dans ce film d'horreur, on suit deux histoires en parallèle. D’un coté on a Claire Redfield (joué par Kaya Scodelario) et Léon S. Kennedy, tous deux coincés dans le commissariat pendant que des morts-vivants tentent de les manger. De l’autre, on suit Chris Redfield (interprété par Robbie Amell), Jill Valentine (un rôle tenu par Hannah John-Kamen) et Albert Wesker qui fouillent dans le Manoir Spencer à la recherche d’éventuels secrets d'Umbrella Corp.

La première saga s'était largement éloignée des jeux vidéo, mais ici Johannes Roberts maîtrise le sujet. Des personnages et des lieux culte de la licence sont présent dans ce long métrage. On y retrouve le Raccoon Police Department, l’entrée mythique du bureau d'accueil, le Manoir Spencer et même les souterrains... Certaines scènes mythiques de Resident Evil 1 et 2 s'y déroulent. Il y a notamment le zombie qui se retourne dans le manoir ou bien les chiens dans le garage du commissariat. L’interprétation quasi intégrale de l'histoire des deux premiers jeux dans un seul film, c’est une prise de risque assumée qui tient la route durant la projection.

Un reboot de la saga fidèle aux origines des jeux vidéos

… L’ambiance horrifique du film n’est pas au rendez vous

Il ne faut pas oublier que c'est avant tout l'ambiance horrifique qui a fait de cette saga l'une des plus iconiques qui soit. Mais Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City ne parvient pas vraiment à nous faire décoller de notre siège. L’approche du gore est minime. Le maquillage des zombies ne fait pas illusion du tout, au point de se demander si on regarde un film à gros budget. Mention positive cependant pour l'ambiance oppressante et pour certains costumes et effets spéciaux qui font leur effet. L’horreur n’est pas le seul sujet qui vont fâcher les fans. Le personnage incarné par Avan Jogia est passé de jeune officier de police déboussolé à un individu parfaitement inutile et dépassé. Voir Léon comme ça pendant tout le film est à peine marrant pour ceux qui connaissent le personnage dans les jeux. Ici, tout le commissariat se moque de lui en guise de running gag.

La réalisation de Johannes Roberts s'inscrit en totale opposition aux films de Paul W.S. Anderson. Avec de satisfaisants multiples clins d’œil à la saga des jeux, Résident Evil : Welcome to Raccoon City en devient un véritable film pour fans, qui ne fait pas l’unanimité sur grand écran. Avec ce reboot très mitigé, le grand retour de Resident Evil dans les salles obscures n'est pas pour tout de suite.

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