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Salman Rushdie, la fatwa face à l'écrivain immortel.

Le 14 février 1989, dans une fatwa, Rouhollah Khomeiny, guide suprême en Iran, demande « à tous les musulmans zélés » d’exécuter l’auteur du livre, les éditeurs et « ceux qui en connaissent le contenu », « afin que personne n’insulte les saintetés islamiques ». Une très forte récompense est offerte pour la mort de l’écrivain. En effet, plus de trois millions d'euros sont promis contre le meurtre du célèbre auteur.

Les protestations fusent du monde entier, en particulier d’Europe. Londres et Téhéran mettent fin à leurs relations diplomatiques durant près de deux ans. Le 2 mars, 700 intellectuels du monde entier soutiennent le droit à la liberté d’expression de Rushdie.

Il y a deux jours, le vendredi 12 août 2022, lors d'une conférence littéraire, Salman Rushdie est victime d'un illuminé qui décide de croire la fatwa et qui essaie de mettre fin à la vie de l'auteur. 

Salman est immédiatement transporter par hélicoptère en direction de l'hôpital. Les premières nouvelles ne sont que très peu rassurantes et positives. Quelques heures après, on apprend qu'il est placé sous respirateur, qu'il devrait perdre l'usage d'un oeil et qu'il a été touché au foie. 

Après l'acte ignoble et barbare, l'illuminé Hadi Matar, âgé de 24 ans, se voit félicité par le principal quotidien ultraconservateur iranien : "Kayhan". On peut notamment y retrouver :

" Bravo à cet homme courageux et conscient de son devoir qui a attaqué l’apostat et le vicieux Salman Rushdie", dont le patron est nommé par le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Il poursuit par : " Baisons la main de celui qui a déchiré le cou de l’ennemi de Dieu avec un couteau ". 

Le dimanche 14 août 2022, on apprend que Salman Rushdie n'a plus besoin de son respirateur et qu'il peut parler. Son agent confie à la presse que l'état de santé de l'auteur semble se diriger vers de meilleures directions (que la veille)

Hadi Matar plaide non coupable à la tentative de meurtre de Salman Rushdie. L'auteur est victime depuis plus de 30 ans d'une fatwa pour ses écrits dans son ouvrage : Les versets de Satan qui critique le Coran et l'Islam. Lors d'une interview récente, l'auteur avait dit qu'il aurait dû être plus dur dans son livre. Il vivait depuis la mise en place de la fatwa sous protection policière, mais depuis quelques temps il avait diminué sa sécurité. 

Plusieurs intellectuels, acteurs, écrivains et politiques demandent à ce que l'auteur soit l'élu du Prix Nobel de la Littérature.

 

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