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Corée du Sud : l’ex dictateur Chun Doo-hwan est mort à l’âge de 90 ans

L’ex-dictateur sud-coréen Chun Doo-hwan, qui a dirigé le pays de 1980 à 1988, est décédé ce mardi 23 novembre à l’âge de 90 ans. L'ancien général est décédé chez lui à Séoul, a annoncé l'agence de presse sud-coréenne Yonhap. Même après son départ du pouvoir, il est resté l’une des personnalités les plus honnies de Corée du Sud.

Chun Doo-hwan arrive au pouvoir à la suite d’un coup d'État militaire en 1979, date à laquelle le président Park Chung-hee est assassiné. Il dirige la Corée du Sud pendant huit ans jusqu’en 1988 en écrasant toute opposition politique. L'ex-dictateur est connu sous le nom du "Boucher de Gwangju" pour avoir ordonné à ses troupes de réprimer par la force un soulèvement contre lui dans cette ville du sud-ouest du pays.

Ce mouvement est un soulèvement populaire étudiant et syndical qui a pris place dans le centre-ville de Gwangju en Corée du Sud le 18 mai 1980. Les citoyens sud-coréens s’élevèrent contre la dictature de Chun Doo-hwan mise en place après l’assasinat du président Chung-hee. Les manifestants ont ainsi pris le contrôle du centre-ville de Gwangju avant d'être sévèrement réprimés par l'armée qui reprit le contrôle des lieux le 27 mai. Gwangju était le fief du chef de l'opposition démocrate, Kim Dae-jung, qui fut condamné à mort après ces émeutes mais gracié par la suite. Le bilan officiel des morts et des disparus à Gwangju est d'environ 200 personnes, mais les militants affirment que ce nombre pourrait être trois fois plus élevé.

Après sept ans au pouvoir, Chun Doo-hwan accepte la tenue de l'élection présidentielle au suffrage universel direct en décembre 1987. Le candidat qu'il soutient, le général Roh Tae-woo, est élu à la faveur de la division de l'opposition. L'ancien bras droit de Chun Doo-hwan rompt toutefois avec la politique de son prédécesseur en prenant des mesures de libéralisation politique. Chun Doo-hwan est également le premier dirigeant sud-coréen à transmettre le pouvoir de manière pacifique. En 1996, il a été reconnu coupable de trahison et condamné à mort, en partie pour les événements de Gwangju, mais son exécution a été commuée en appel et il a été libéré à la suite d'une grâce présidentielle.

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