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Hassan Iquioussen : suspension de son expulsion

L’imam Hassan Iquioussen a vu son avis d’expulsion vers le Maroc, ordonné par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, être rejeté par le tribunal administratif de Paris.

L’expulsion pourrait porter atteinte à sa vie privée

Accusé de tenir des propos violents, sexistes et homophobes, l’imam conservateur de 58 ans ne devait avoir “aucune possibilité de retour en France” après son expulsion, comme souhaité par le ministère de l’Intérieur. Le ministre Gérald Darmanin a indiqué dans la foulée interjeter appel de la décision du tribunal devant le Conseil d’Etat, se disant “bien décidé à lutter contre ceux qui tiennent et diffusent des propos de nature antisémite et contraire à l’égalité entre les femmes et les hommes.” 

Des propos rétrogrades sur les femmes et les homosexuels

Pour justifier sa décision, le tribunal a expliqué que son “rejet des valeurs occidentales et son supposé soutien à Oussama Ben Ladenn’ont pas été prouvés par la procédure. Si les juges estiment que l’imam tient bien des “propos rétrogrades sur les femmes”, cette seule indication ne suffit pas à l’expulser. Hier, la Cour Européenne des Droits de l’Homme avait refusé de suspendre son expulsion, ne reconnaissant pas “l’atteinte à la vie privée et familiale” d’Hassan Iquioussen. Né et ayant grandi en France, “où il réside depuis sa naissance avec son épouse et ses cinq enfants français et ses quinze petits-enfants français”, le tribunal n’a pas considéré la destination du Maroc pour l’expulsion comme légitime.

Maud Baheng Daizey

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