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La France envoie des secours pour retrouver les alpinistes français disparus en Himalaya

La France va envoyer ce vendredi 5 novembre des secours pour tenter de retrouver les corps de Louis Pachoud, Gabriel Miloche et Thomas Arfi, trois jeunes alpinistes emportés par une avalanche alors qu’ils tentaient l’ascension de la face ouest du Mingbo Eiger (6 017 mètres) dans le massif de l’Everest. L’équipe sera composée de deux experts en identification de la gendarmerie nationale, un médecin de l’école militaire de haute montagne, un guide de haute montagne de la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM) et un maître-chien, selon le lieutenant-colonel Lionel André, commandant de l’Unité de coordination technique de montagne (UCTM) contacté par l’AFP. Elle partira dès aujourd’hui pour le Népal avec 600kg de matériel jusqu’au 17 novembre prochain pour tenter de retrouver les trois disparus.

Sur place, la situation est complexe. “Les difficultés sur le site de l’avalanche vont vraiment dépendre du type de neige mis en mouvement, de la météo qui a suivi et de l’orientation au soleil. Il y a pas mal de choses qui font que la neige peut être plus ou moins dure”, selon Frédéric Jarry, chargé de mission à l’Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches, à Grenoble. Les premières recherches entamées en début de semaine par des guides népalais n’ont rien donné et avaient été suspendues pour trois à quatre jours.

Agés de 27 à 34 ans, Louis Pachoud, Gabriel Miloche et Thomas Arfi appartenaient au Groupe Excellence Alpinisme national, formation d’élite de la FFCAM, et le dernier contact téléphonique avec eux depuis leur bivouac remonte au 26 octobre, selon la FFCAM. Des premières reconnaissances avaient permis de retrouver du matériel de bivouac leur appartenant. Selon les informations disponibles, ils ont été “projetés au pied de la face” par l’avalanche, soit une chute de “plusieurs centaines de mètres”, a déclaré mardi à l’AFP le président de la FFCAM, Nicolas Raynaud. L’objectif est désormais de les récupérer, “si tant est qu’on puisse le faire”, a-t-il ajouté. “Il n’est pas exclu que l’on ne puisse récupérer les corps qu’à la fonte”, estime de son côté l’ancien commandant adjoint du PGHM de Chamonix Stéphane Bozon cité dans Le Dauphiné libéré jeudi.

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