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L’ADN de l’homme retrouvé mort au Grau-du-Roi correspond à celui du “Grêlé”

C’est l’une des affaires les plus vieilles de France qui vient d’être résolue. L’homme qui a été retrouvé au Grau-du-Roi dans le Gard est bien le “Grêlé”, a affirmé le parquet de Paris jeudi 30 septembre au soir. Ce tueur et violeur en série était recherché par les enquêteurs depuis plus de 35 ans. Cet homme au visage grêlé est soupçonné de cinq crimes commis entre 1986 et 1994. Une information judiciaire le concernant avait été ouverte pour “viols sur mineurs de 15 ans, assassinats, tentative d’homicide volontaire, vols avec arme, usages de fausse qualité et enlèvement et séquestration sur mineur de 15 ans”, a détaillé dans un communiqué la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau. L’ex-gendarme est notamment soupçonné d’avoir violé puis tué la petite Cécile, âgée de 11 ans au moment des faits, retrouvée morte dans le sous-sol de son immeuble dans le 19e arrondissement de Paris en mai 1986. “Les éléments recueillis au cours de l’instruction ont notamment permis d’orienter ses investigations vers un suspect non identifié qui aurait pu exercer la profession de gendarme au moment des faits et ont permis d’isoler un profil ADN susceptible d’appartenir à l’auteur des faits”, poursuit la procureure dans son communiqué.

Ces derniers mois, le magistrat instructeur avait convoqué plus de 750 gendarmes en poste en région parisienne au moment des faits. “L’un d’entre eux, un homme de 59 ans, domicilié dans le sud de la France, convoqué le 24 septembre pour une audition le 29 septembre, a été déclaré disparu par son épouse le 27 et retrouvé mort le 29 au Grau-du-Roi”, indique le communiqué. “Ce dernier était un ancien gendarme, devenu policier et désormais à la retraite. Son ADN correspond au profil génétique retrouvé sur plusieurs scènes de crime” a conclu Laure Beccuau.

Le suspect s’est suicidé dans un appartement de location au Grau-du-Roi en laissant une lettre d’aveux. Selon plusieurs médias, l’homme a admis dans la lettre se sentir “recherché par la police” tout en avouant ses meurtres “sans donner les noms des victimes”. En 1986, après le meurtre de la petite Cécile, un portrait-robot avait été largement diffusé dans les médias. Il représentait un homme âgé de 25 ans environ, mesurant 1,80 m avec des cheveux châtains, une peau grêlée sur le visage à cause de traces d’acné. Le matin du meurtre, il avait été aperçu par plusieurs personnes, dont les parents de la petite fille et son demi-frère, dans le hall de l’immeuble. 

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