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Etude de cas

L’ère de la cryptomonnaie

Être à tout prix les premiers ! Entre la course aux armements nucléaires, à la technologie, à l’information ou encore le pouvoir, est en train de se profiler la gloire à la cryptomonnaie. C’est finalement la suite logique de la numérisation du monde avec le métavers, la réalité virtuelle et les NFT (des œuvres d’art numériques : NDLR). La cryptoactif utilise la cryptographie et repose sur une «blockchain» (chaîne de blocs), une technologie de stockage et de transmission d'informations sans autorité centrale et consultable par tous qui répertorie l’ensemble des actions. Les acteurs du réseau, appelés les nœuds, possèdent, stockent et vérifient leurs propres versions de la chaîne, depuis le bloc genèse. Cette cryptomonnaie est émise de pair en pair, sans nécessité de banque centrale. La plus connue et la plus ancienne d’entre elles est le Bitcoin. Créée en 2009, cette monnaie numérique fluctue selon la conjoncture économique. Avec un pic à plus de 56 K€ le 12 novembre dernier, il est peut-être intéressant pour les acteurs de la finance d’investir de l’argent. Mais tout peut s’effondrer d’un instant à l’autre. Sa valeur marchande actuelle est en baisse dû à la guerre en Ukraine. Il est impossible de prédire quoi que ce soit. Quoi qu’il arrive, elle changera. Le capital-risque est immense. Depuis le lancement du Bitcoin, la création d’autres monnaies numériques fusent. À ce jour, le site CoinMarketCap en compte près de 20 000 pour un financement global d’1,264 Md€. Les plus référencées sont l’Ethereum, le Binance Coin, le Ripple ou encore le Litecoin. L’Inde est le pays avec le plus de détenteurs de cryptoactifs avec pas moins de 100 millions de personnes actives sur le marché. En revanche, là où l’Ukraine comptabilise plus de 5,5 millions de propriétaires de cryptomonnaie, soit 12,7 % de la population, en Inde, cela ne représente que 7,3 % de sa démographie.

La course à la cryptomonnaie

Malgré la fluctuation des cryptomonnaies, les banques chinoises, indiennes, américaines ou encore européennes s’y intéressent de plus en plus. Elles analysent et observent l’intérêt grandissant chez des millions de personnes. Le e-yuan, monnaie numérique chinoise, est dans les papiers du gouvernement depuis 2014. À l’occasion des derniers Jeux olympiques à Pékin, la Chine en a profité pour lancer son propre cryptoactif. Cet événement sportif a suffi à raviver le sujet des monnaies numériques de banque centrale (MNBC). Des sénateurs américains ont saisi Joe Biden en urgence pour garder les États-Unis à flot et de ne pas se laisser distancer. Du côté occidental, la Lituanie a été le premier pays d’Europe a lancé sa cryptomonnaie. Chez d’autres, le dossier avance lentement mais sûrement. Selon la Banque des règlements internationaux, 86 % des banques centrales poursuivent leurs études, contre 64 % en 2017. À ce jour, seulement 14 % ont lancé des propositions concrètes. Des pays comme la Suède ou l’Estonie, prolongent sans cesse leurs phases de test. Et des pays comme l’Angleterre ne promettent rien avant 2025. En Asie, la Banque populaire de Chine propose déjà une véritable application bancaire sur mobile. 140 millions de Chinois disposent d’un compte en e-CNY. Mais la sécurisation des données personnelles reste un grand débat et est la raison principale de ne pas se créer un compte. Chez les pays émergents et sous-développés, l’intérêt à la cryptomonnaie fait rage. Les raisons sont multiples. Selon la Banque mondiale, près de quatre adultes sur dix ne sont pas «bancarisés». Ils seraient 1,7 milliard d'individus à ne pas avoir de compte bancaire, donc sans accès à l'épargne ni au crédit. Le 7 septembre dernier, Le Salvador a été le premier État a adopté le Bitcoin comme monnaie officielle. Sept mois plus tard, la République centrafricaine a suivi ce mouvement. D’autres pays se sont aussi penchés sur le sujet pour pallier le mauvais indice de développement humain (IDH).

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