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Sondages de l’Elysée : le tribunal ordonne l’audition de Nicolas Sarkozy comme témoin

Le tribunal a ordonné, mardi 19 octobre, l’audition de Nicolas Sarkozy comme témoin au procès des sondages de l’Élysée, un dossier dans lequel il n’est pas poursuivi, car couvert par son immunité présidentielle. Cité au procès par l’association Anticor, partie civile, l’ancien président de la République avait écrit dans une lettre qu’il n’entendait pas venir témoigner. C’est sans compter sur le tribunal qui a “ordonné que ce témoin soit amené devant lui par la force publique pour qu’il soit entendu le 2 novembre”. “Le tribunal considère qu’il résulte de l’ordonnance dont il est saisi que le témoignage de Nicolas Sarkozy est effectivement nécessaire à la manifestation de la vérité et qu’il est susceptible d’avoir une influence sur les faits reprochés aux prévenus”, a souligné le président. Dans la Constitution, il est écrit que le président de la République est couvert par une immunité pour les actes accomplis au cours de son mandat. Mais “le texte suprême ne fait nullement obstacle à ce qu’un ancien président soit entendu en qualité de témoin”, a rappelé le magistrat.

Déjà cité au cours de l’instruction en 2016 par Anticor, Nicolas Sarkozy avait déjà refusé de venir et le juge d’instruction Serge Tournaire avait alors estimé que l’y contraindre serait “disproportionné”. Lundi, le Parquet national financier (PNF) avait estimé que la position du juge d’instruction était “une position de bon sens et de sagesse”, ajoutant "s’en remettre au tribunal” concernant un éventuel recours à la force publique. Le tribunal a refusé la transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la défense de l’ancien secrétaire général de la présidence Claude Guéant. Après ces décisions, le président a commencé à exposer le dossier que le tribunal va étudier pendant quatre semaines. Cinq anciens proches de Nicolas Sarkozy, dont l’ex-secrétaire général de la présidence Claude Guéant, sont jugés pour des soupçons de favoritisme et de détournement de fonds publics autour de contrats de conseil et de sondages entre 2007 et 2012, lors du mandat de l’ex-président de la République.

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