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Afrique du Sud : la pollution générée par le saccage d’une usine inquiète le gouvernement

Les autorités sud-africaines s'inquiètent d’une “grave catastrophe environnementale” provoquée par une fuite d’une usine chimique, attaquée lors des émeutes au mois de juillet. Des émeutiers avaient pillé et mis le feu à des infrastructures dont l’entrepôt de la société d’agrochimie UPL, situé en banlieue de Durban, à quelques kilomètres de l’océan Indien. L’entrepôt contenait des produits chimiques utilisés notamment dans la fabrication d’herbicides, de pesticides et de fongicides. Après ces émeutes, la municipalité avait même fermé les plages par mesure de précaution demandant aux habitants de ne pas pêcher, surfer ou prendre des poissons morts trouvés sur les lieux. Ces plages sont encore fermées pour l’heure.

La ministre de l’Environnement sud-africaine, Barbara Creecy, parle de “la plus grave catastrophe environnementale de la période récente” pour qualifier cette pollution maritime. Cet événement est dévastateur pour l’écosystème du littoral et de la réserve naturelle qui se trouve juste à côté. La ministre estime que des “kilomètres” de côte ont pu être touchés, et que “plusieurs années” pourraient être nécessaires afin que la zone se remette d’un tel incident. Une enquête judiciaire a été ouverte contre l’entreprise UPL, qui est accusée d’avoir mené ses activités sans les permis environnementaux requis. "UPL n'admet aucun non-respect de la loi", s’est défendue la multinationale agrochimique, basée en Inde. Elle a également dénoncé l’incapacité de l’État à éviter cette vague de pillages et affirme avoir déployé tous les efforts possibles afin de nettoyer la zone. Selon la presse locale, près de 13 000 tonnes de déchets solides contaminés et 23400m3 de liquides contaminés ont été retirés du site de l’UPL et transportés vers un site de traitement et d’élimination des déchets dangereux.

Les émeutes de la mi-juillet en Afrique du Sud faisaient suite à la condamnation de l’ancien président Jacob Zuma à 15 ans de prison, pour avoir refusé de se présenter devant une commission chargée d'enquêter sur la corruption d'Etat sous sa présidence. Les violences ont fait 354 morts et entraîné des dégâts et des pillages qui vont coûter 50 milliards de rands, soit 2,8 milliards d'euros à l'économie.

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