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LE RETOUR DES LOUPS DANS L’HEXAGONE :

Le 11 novembre, un chasseur a pris un cliché de ce qui s’apparenterait à un loup, dans la commune de Blaru, dans les Yvelines. Le 19 novembre, c’est un agriculteur qui dit avoir aperçu la bête dans l’un de ses champs sur la commune de Sully, non loin de la Bayeux dans le Calvados. Le 3 décembre à Limoges dans les Haute-Vienne cette fois-ci un loup gris a été observé à deux reprises. Le premier a été vu mercredi à Champagne-la-Rivière et un deuxième signalement qui correspondrait en fait au même animal a été aperçu le lendemain à une vingtaine de kilomètres de Champagnac, a annoncé vendredi la préfecture dans un communiqué.

L’OFB confirme :

À la suite du signalement d’un agriculteur de Sully, l’Office française de la biodiversité s’est rendue sur place pour effectuer des relevés d’empreintes et des prélèvements. Quelques jours plus tard, elle indiquait déjà que les photos envoyées par expertise au réseau Loup-Lynx de l’OFB et aux experts nationaux ont confirmé qu’il s’agissait bien de photos d’un loup gris. À la suite des clichés du chasseur des Yvelines, les experts de l’OFB n’ont aucun doute et confirment que l’animal pris en photo est bien un loup. C’est la première fois que l’État confirme la présence du prédateur en Île-de-France. Les autorités avaient déjà reconnu la présence du prédateur dans la quasi-totalité des départements limitrophes de l’Île-de-France, mais jamais encore à l’intérieur du territoire francilien. L’Observatoire du loup, une association qui rassemble une quinzaine de spécialistes, assure avoir détecté la bête en Seine-et-Marne depuis 2014, dans le Val d’Oise et les Yvelines depuis 2017. Des affirmations chaque fois démenties par l’OFB. Selon les calculs de l’Observatoire, « l’écart moyen entre les premiers indices formels de présence du loup dans un département et son officialisation par les instances de l’État est de 44 mois ».

La propagation du loup :

L'espèce, protégée en France et en Europe, "est connue pour sa grande capacité de dispersion", notamment à l'automne et au début de l'hiver quand "les jeunes nés au printemps prennent pleinement leur place au sein du groupe, contraignant d'autres individus à quitter la meute pour chercher un nouveau territoire". Le loup a déjà été observé dans une quarantaine de départements. On l'a vu en Bourgogne, dans le Grand-Est, dans la région Centre, et même en Vendée, en Normandie et dans la Somme. Le loup a ainsi été observé fin novembre dans le Calvados et un cadavre trouvé fin octobre en Loire-Atlantique, pour la première fois depuis un siècle. Plus tôt cette année, il a été vu en Vendée et dans la Vienne, là encore pour la première fois depuis une centaine d'années. En Nouvelle-Aquitaine, la présence du loup est avérée en Dordogne depuis 2015 et permanente depuis 2018 dans les Pyrénées-Atlantiques. Il a également été observé dernièrement de manière occasionnelle en Corrèze, Charente-Maritime, Charente, Creuse et Vienne. Depuis sa réapparition dans les Alpes du Sud en 1992 en provenance d'Italie, il été identifié dans des régions aussi éloignées que la Lorraine ou la Bourgogne, mais sa présence reste concentrée dans les massifs alpins et provençaux. Selon l'OFB, la population de loups gris progresse en France avec un total estimé à 624 individus adultes au sortir de l'hiver 2021 contre 580 un an auparavant. Après avoir été éradiqué en France, les deux premiers animaux ont été repérés officiellement en novembre 1992, confirmant ainsi leur retour depuis trente ans dans l'Hexagone.

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