Rubrique
Point de vue

Un film, un livre, une photo pour la journée internationale des abeilles.

« Quand la main tendue est présente pour le repos des travailleuses, elles nous nourrissent, merci chères abeilles. »

Un film :

Honey Land, la femme aux abeilles de Tamara Kotevska. 

Sur les collines escarpées de Macédoine, une apicultrice chante, elle récolte le miel. Les rayons sont le quotidien de sa vie. Elle prend soin des ruches qu’elle confectionne elle-même, tout en s’occupant de sa mère mourante. Le long des chemins escarpés elle marche, elle maintient l’équilibre. La femme ne récolte que ce que les abeilles lui offrent car ce sont les insectes les travailleuses! 

Un respect que ses voisins bergers ont moins. L’homme et sa nombreuse famille élèvent des veaux, ils exploitent les ruches fabriquées de leurs mains. En contraste avec le calme de l’héroïne, la cacophonie règne, les enfants sont vifs. Le père tente de subvenir à leurs besoins, mais pour cela il doit augmenter sa productivité de miel. Les erreurs sont fréquentes, les fourberies éclatent au grand jour. Un conflit s’installe entre les humains et les abeilles, car victimes d’une surexploitation les insectes ripostent. 

Un des enfants est soucieux de la règle d’or : toujours laisser la moitié du miel pour les abeilles lors de la récolte. Il s’en va apprendre auprès de l’apicultrice ce métier de la sagesse. Mais la cupidité d’un acheteur rompra cet univers de pierre et de miel. La vie des ruches s’effondre … 

Délestée de sa routine, l’apicultrice marche donc vers un nouvel horizon. 

 

Un livre :

L’histoire des abeilles de Maja Lunde. 

Trois destinées, trois histoires croisées, ce livre nous raconte les passions de William, Georges et Tao unis à travers le temps par les abeilles. 

Les abeilles, leurs vies et leur disparition soudaine régissent leurs activités, deux apiculteurs entreprenants, une agricultrice dans un avenir dystopique où les abeilles n’existent plus. Les pollinisatrices sont actives, William réfléchit à la conception d’un nouvel habitat, avec la volonté de transmettre une ruche révolutionnaire. Nous suivons donc la renaissance d’un savant visionnaire. Georges a reçu cet héritage, le métier qui se transmet de père en fils, il se bat pour le préserver malgré les difficultés. Tao pollenise au plumeau les fleurs des arbres fruitiers, au détour d’une promenade dominicale, son fils est victime d’un étrange mal, elle fait tout pour le retrouver, dans un monde où les abeilles ont disparu, il  règne une atmosphère bien étrange. 

Nous accompagnons ces trois personnages, nous sommes témoins de leurs relations avec les abeilles, nous humains prenons conscience que cette espèce est essentielle. Chaque lutte est écrite à travers les époques différentes pour en dépeindre l’importance.

Dans le contexte actuel de disparition accélérée des abeilles, les mots de l’autrice Maja Lunde trouvent résonance. Le message est subtil, vouloir apprendre et enseigner ce regard sur les insectes. C’est la ligne conductrice des vies. L’union des destinées suivent ces quelques principes, nous pouvons nous en inspirer. Prendre soin d’une nature dont nous sommes partie intégrante ; Porter attention à cette Terre généreuse ; Savoir partager et protéger coûte que coûte ; Voir au-delà des intérêts immédiats ; Préserver ce qui fait la vie.

Les abeilles sont une société unie, elles nous donnent cette force vitale. Elles voyagent sans cesse pour nourrir leurs petits avec le pollen des fleurs flamboyantes de beauté. Elles qui permettent l’émergence des fruits, l’épanouissement du végétal. Elles qui nous nourrissent tout simplement, pollenisatrices principales de notre monde. Lire le livre de Maja Lund : L’histoire des abeilles c’est comme entreprendre un voyage, celui que l’on fait en volant de mots en mots, la poudre jaune pour encre.  

Petite anecdote, c’était le seul livre norvégien de la librairie que j’ai pu acheter avant de partir, je tenais lors de mon voyage initiatique à une lecture originaire de ce pays. Près d’un an plus tard, je commence sa lecture, je plonge donc avec passion dans le récit d’un insecte que j’aime beaucoup, l’abeille.

Une photo : Protection de Tya.

Ci-dessous : 

« Quand la main tendue est présente pour le repos des travailleuses, elles nous nourrissent, merci chères abeilles. »

de Tya pour retrouver la délicatesse de ses photographies : Soan chya sur Instagram.

J’éprouve beaucoup de tendresse pour tout ce qui m’entoure, les dérèglements actuels m’inquiètent. J’espère donc que mes mots vous auront sensibilisé et vous rendront curieux de ce monde minuscule que nous côtoyons chaque jour. Cet article est un « femmage » aux personnes qui font ce métier, l’apiculture. 

Géa le 20 mai 2020.

« Quand la main tendue est présente pour le repos des travailleuses, elles nous nourrissent, merci chères abeilles. »
« Quand la main tendue est présente pour le repos des travailleuses, elles nous nourrissent, merci chères abeilles. »
Application Mobile

Téléchargez Encrage Media sur votre mobile pour ne pas manquer nos dernières publications !

Commentaires

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain ou non afin d'éviter les soumissions de pourriel (spam) automatisées.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.