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Point de vue

Après 10 ans Quels sont les résultats des révolutions en Egypte, en Syrie, en Libye, au Yémen et en Tunisie ?

Pourquoi les conséquences « des révolutions Arabes « , sont-elles si violentes et meurtrières ?

Pendant des décennies (depuis l’indépendance, après que les régimes coloniaux ont été extrêmement violents), les dictatures militaires et policières n’ont cessé de faire de la répression.

En Irak, en Syrie, en Égypte, en Tunisie, dans une moindre mesure, tout comme les dictatures religieuses en Iran et en Afghanistan, c’est l’emprisonnement arbitraire : la torture, la persécution et l’humiliation. Les soulèvements contre ces dictatures ont été plus violents et meurtriers que par le passé. Les guerres civiles ne peuvent pas créer une société démocratique pacifique si la Nation n’est pas unie sous la bannière de « la patrie pour tous » et s’il n’y a pas le respect de la pluralité des croyances religieuses. L’intolérance religieuse a contribué à la création de nouvelles dictatures lorsque les corps des victimes ont été un motif pour la révolution. Le passage d’un régime dictatorial à un régime démocratique ne peut être effectué par le principe de la violence, mais par celui de la reconstruction.

Le soutien de la révolution des Arabes par l’Occident n’a pas été autant destiné à la stabilité de ces pays qu’il cherchait à atteindre par l’hégémonie et le contrôle à distance à tous les niveaux : politiques, économiques et sociaux. Leur objectif a été la mise en œuvre des plans pour diviser et satisfaire certains États d’une manière ou d’une autre, et exclure leur gouvernement ne se préoccupant que de certains pays.

Chaque société a ses propres spécificités et leurs dirigeants qui doivent répondre équitablement à ses exigences tout en tenant compte de la liberté d’expression dans l’autodétermination, la protection des croyances religieuses et leur différence d’opinion afin de pouvoir maintenir la cohésion d’un tissu social fragile. L’utilisation de la répression pour forcer la révolution à se plier au principe de « diviser pour mieux régner » n’éteindra pas le feu du sectarisme, qui rend la situation plus grave encore que par le passé. A un moment où la tension monte entre les sunnites et les chiites, en Iran, en Irak, en Syrie et au Yémen, les saoudiens mènent une guerre par procuration depuis des décennies jusqu’à nos jours.

Le printemps arabe est un échec flagrant du nouvel ordre mondial qui est une illusion par la violence comme solutionner un changement des régimes autoritaires arabes. La répression de ces soulèvements populaires par le recours à la violence a entraîné la disparition de la sécurité, le déclin de la situation économique et sociale a contribué à l’augmentation de la pauvreté et du chômage et l’effondrement de la souveraineté de l’État. Ainsi dans sa détermination politique intérieure et étrangère, l’Etat de ces pays, s’est rendu économiquement et politiquement dépendant par rapport à l’étranger.

La disparition du concept de la démocratie pourrait inévitablement conduire à l’effondrement des États arabes et à un changement dans l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient.

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