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Au Cameroun, les violences communautaires font 11 000 déplacés

Ce chiffre a été rapporté par les représentants de l’ONU sur place. Ce chiffre concerne tous les Camerounais fuyant le nord du pays depuis mercredi dernier, et qui se réfugient au Tchad frontalier. La saison des pluie au Tchad aggrave la situation à la frontière, impliquant des besoins humanitaires “pressants.” Les affrontements de mercredi à jeudi ont fait 12 morts et une cinquantaine de blessés. Depuis, les autorités camerounaises gardent le silence sur les conséquences des violences entre pêcheurs et bergers. En cause, un conflit de territoire entre les éleveurs arabes et les pêcheurs de l’ethnie Mousgoum.

Le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakari, explique que “quelques populations Mousgoums ont érigé des digues pour aménager leurs lieux de pêche, où les bergers arabes Choas viennent abreuver leur bétail." Aristophane Ngargoune, porte-parole du HCR (l’agence des réfugiés de l’ONU) au Cameroun, précise que “ces réfugiés sont environ à 80-85% des femmes et des enfants. Ils sont pour la plupart accueillis dans des familles d’accueil, des familles de Tchadiens. D’autres sont logés dans des écoles et dans des édifices publics du village d’Oundouma au Tchad. Ils ont pour la plupart été pris de court par la situation d’insécurité. Ils sont venus sans bagages, sans documents administratifs, sans documents officiels. Ils sont venus parce qu’ils voulaient trouver refuge.

Maud Baheng Daizey

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