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Crise migratoire : une centaine de migrants arrêtés par la Pologne cette nuit

Plus les jours passent, plus la situation devient compliquée à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. Cette nuit, une centaine de migrants ont tenté de franchir la frontière vers l’Union européenne, mais les force sécuritaires polonaises les ont arrêtés selon le ministère de la Défense polonais. “Un groupe d’environ cent migrants a été arrêté par les services polonais”, a indiqué le ministère, qui accuse les Biélorusses d’avoir “forcé les migrants à jeter des pierres sur les soldats polonais afin de détourner leur attention”"L'attaque d'hier a été menée par des forces spéciales de la Biélorussie", a accusé une nouvelle fois le ministère de la Défense polonais. “La tentative de franchir la frontière a eu lieu à quelques centaines de mètres de là, près du village de Dubicze Cerkiewne”, a également souligné le ministère. Ce dernier a diffusé une vidéo qui montre des soldats polonais entourant un groupe important de migrants accroupis par terre la nuit dans une forêt près d’une barrière de fils de fer barbelés.

Ce nouvel incident à la frontière intervient alors que l’Irak a annoncé un vol de rapatriement pour 200 de ses ressortissants bloqués à la frontière. Ce vol devrait partir de Minsk et aurait pour destination d'abord Erbil, capitale du Kurdistan irakien, puis Bagdad. Quelques milliers de migrants, originaires principalement du Moyen-Orient, campent depuis des jours le long de la frontière polonaise, du côté biélorusse, dans l'espoir de pouvoir entrer dans l'UE. Ils sont entassés dans des conditions de vie déplorables et dans un froid glacial. Pendant ce temps-là, les autorités biélorusses et polonaises se renvoient la balle de la responsabilité. La Pologne, soutenue par l’Union européenne, accuse la Biélorusse d’avoir orchestré cet afflux migratoire pour se venger des sanctions prises à son égard après la répression des opposants au régime d’Alexandre Loukachenko en 2020. La Pologne refuse catégoriquement d’accueillir ces milliers de migrants, tout comme les deux autres pays voisins de la Biélorussie que sont la Lituanie et la Lettonie.

De son côté, la Biélorussie a annoncé mercredi avoir des "négociations" avec Bruxelles pour régler la crise migratoire en cours aux frontières de l'UE. La Commission européenne évoque uniquement des "discussions techniques" avec Minsk sur le rapatriement dans leur pays des migrants. “La Commission tiendra des discussions techniques sur les rapatriements avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM)) et avec la Biélorussie", a déclaré sur Twitter un porte-parole de l'exécutif européen. "La Biélorussie doit donner accès à l'aide humanitaire et fournir un abri aux migrants dans le pays", a-t-il réaffirmé. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko et la chancelière Angela Merkel se sont entretenus au téléphone mercredi pour la deuxième fois en trois jours. Minsk a soutenu mercredi que l'appel entre Mme Merkel et M. Loukachenko avait abouti à un accord sur l'organisation de pourparlers Biélorussie-UE. Mais cela a rapidement été nuancé par l’Allemagne qui n'a évoqué qu'une coopération entre Minsk et l'UE pour fournir une aide humanitaire aux migrants coincés à la frontière.

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