Rubrique
Tout sur tout

John Fitzgerald Kennedy, sa mort et le traumatisme d'une nation.

Dans les années soixantes,les Etats Unis ont connu un enchaînement d'évènements traumatisants. C'est une décennie qui a vu de nombreux évènements tragiques: la guerre du Vietnam qui traumatisera tous ses rescapés, l'assassinat de Martin Luther King....Mais c'est 1963 qui marque plus un tournant pour le pays. Le 22 Novembre, l'impensable se produit à Dallas, lors d'une parade présidentielle. Le président John Fitzgerald Kennedy est assassiné lors une embuscade, le cortège présidentiel est pris pour cible par une fusillade semblant provenir d'un immeuble voisin.

12:40, les Etats-Unis s'arrêtent

Le 22 Novembre 1963, un soleil radieux illumine le ciel américain. Le président John Fitzgerald Kennedy assure la partie Texanne de sa campagne démocratique, accompagné exceptionnellement de sa femme, Jacqueline. Les foules sont atroupées le long des trottoirs, et acclament JFK, espérant toucher sa main et se sentir un peu plus près de leur président. “C'était un jour propice au rêve. On était tous sortis en famille pour passer la journée et pour voir le président! C'était parti pour être une belle journée”, se rappelle Matthew, habitant de Plano. Quelques minutes plus tard, alors que le cortège présidentiel s'avance sur Dealey Plaza, le président adresse un signe de main à la population, un sourire radieux éclaire son visage. Quelques minutes plus tard, un coup de feu retentit et la panique s'installe. John Fitzgerald Kennedy s'effondre. Les Etats Unis se mettent en pause et retiennent leur souffle. Les gens s'aglutinent autour des magasins de télévisions, les voitures s'arrêtent sur les routes, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre. A 13 heures, le président est déclaré mort.

Un nouveau tournant pour les médias.

La chaîne américaine CBS est la première à diffuser l'information en direct à 12:40pm, heure locale. Les caméras de CBS n'étant pas prêtes tout de suite, la première diffusion de l'information initiale “Kennedy a été sérieusement blessé par balles lors de sa parade”, a été diffusée écrite sur une image, ce qui donnait à l'information des airs de flash radio. “Cet évènement a appris à CBS de toujours avoir une caméra branchée en direct à l'évènement,” a déclaré Alastair Layzell, producteur du documentaire JFK: One PM Standard Time

Alors qu'à la mi-journée du 22 Novembre, nombreux sont les américains qui déjeunent devant le feuilleton As the World turns, et c'est les mêmes américains qui se retrouvent soudainement avec Walter Cronkite, présentanteur vedette de CBS. Après avoir annoncé que le président avait été gravement blessé, à 13:38, il annonce la mort du président tout en “enlevant ses lunettes et regardant l'horloge”. Cathy Trost, vice-présidente du Newseum, le musée des médias de Washington déclare alors: “C'est une de ces images que ceux qui l'ont vue n'oublient pas.” Bob Huffaker, ancien journaliste à la station de radio/télévision KRLB/CBS Dallas se souvient: “Nous avons compris, dès ce jour que nous avions plus de responsabilités sur nos épaules que jamais auparavant.

S'en suivent alors 72 heures de couverture médiatique sur les grandes chaînes américaines, des premiers coups de feu aux funérailles le lundi. Grande première, aucune publicité ne vient interrompre ces images. Ce week-end là, d'après Cathy Trost: “la télévision a dépassé les journaux américains comme principale source d'information pour les américains.” Cette situation a également donné naissance à l'utilisation de caméras plus légères pour l'extérieur, ce qui n'était pas le cas en 1963, et nombreux sont les médias qui ont dû transporter des caméras de studio d'enregistrement lourdes de plusieurs centaines de kilos. Avant cette tragédie, les animateurs des journaux télévisés étaient installés dans des studios qui ressemblaient à des séjours. Mais, le jour de l'annonce de la mort de JFK par Walter Cronkite, le présentateur a décidé de l'annoncer depuis la salle de travail, là où les journalistes s'affairaient, afin de donner le ton de la gravité de son information. Nombreux ont depuis, suivi cette manière de faire...

"Depuis ce week-end là, nous nous sommes mis à tout remettre en question dans le pays.”

“Les chaînes d'informations ont alors réalisé qu'à présent, ils devaient être prêts à couvrir toutes sortes de nouvelles”, a déclaré Gary Mack, directeur du Musée du 6ème Etage à Dallas, musée dont les quartiers se trouvent dans l'immeuble duquel le tireur présumé a tiré.

A partir de ce moment là, les journalistes ont eu accès à de nombreuses choses qui ne semblent pas immaginables aujourd'hui comme par exemple, se rendre près du corps du président à l'hôpital de Parkland. Mais le cynisme a commencé à naître au sein du pays et, nombreux ont commencé à se demander si Oswald avait bel et bien agit seul. “Depuis ce week-end là, nous nous sommes mis à tout remettre en question dans le pays.”, a déclaré Bob Schieffer, un des journalistes qui a couvert les évènements pour le Fort Worth Star Telegram, “Et même les choses que nous pension acquises.” Une confiance qui, après la guerre du Vietnam, les protestations raciales et la mort de Martin Luther King, ne s'est jamais vraiment rétablie.

Application Mobile

Téléchargez Encrage Media sur votre mobile pour ne pas manquer nos dernières publications !

Commentaires

OLIVIER LONGHI (non vérifié) , ven 30/04/2021 à 18h24
Bonjour,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article sur le 22 novembre 1963, date de l'assassinat de John Kennedy.

A sa lecture, j'ai quelques propositions de forme et de fond à vous proposer que vous intégrerez on non, mais je crois qu'elles travailleront à la qualité de votre écrit.

Dans le première paragraphe, vous écrivez : "Les années 1960 ont été synonymes d'évènement traumatisants pour les Etats Unis. »
Il convient d’écrire "dans les années soixante" car 1960 est une année à part entière et ne peut résumer la décennie qui suit. Ensuite évènement prend un S (événementS)

Dans le deuxième paragraphe, vous écrivez : « Le 22 Novembre 1963, un soleil radieux surplombe le ciel américain . » Le verbe surplomber ne convient pas ; le verbe illuminer serait plus à propos

Troisième paragraphe, vous écrivez "La chaîne américaine CBS est la première à diffuser l'information en live." Il serait bon de supprimer le mot anglais et d’écrire "en direct". Même si le terme "live" est compris de tous, respecter la langue de Molière n’est pas une gageure et employer "live" confine à la facilité sémantique.

Dans le sixième paragraphe, vous écrivez dans le sixième que : « ...sont dans l'immeuble duquel l'assassin de Kennedy a tiré »

Il est impropre d’écrire "assassin" car Lee Harvey Oswald, bien qu’arrêté car présumé coupable, n’a pu être jugé et reconnu d’assassinat puisqu’il a été assassiné par Jack Ruby. Donc le terme assassin ne convient pas mais "tireur présumé" est plus adapté. L'enquête sénatoriale du House Select Committee on Assassinations ou HSCA (1976-1979) a prouvé que l’assassinat de Kennedy était le fruit d’un complot dans lequel Oswald a joué un rôle mais non déterminant au point de l’assassiner seul.

Cinquième paragraphe : « S'en suivent alors 72 heures DE couverture médiatique »

Dernier paragraphe : « les journalistes ont eu accès à de nombreuses choseS…. »

En espérant ne pas vous avoir froissé, je voulais apporter ces précisions qui n'ont pour objet que de valoriser, je le crois, votre travail.

Dans l'attente de vous relire à nouveau,

Olivier Longhi
Bonjour!

Je vous remercie pour votre retour et pour votre bienveillance dans vos remarques! Je vais m'empresser de corriger ces quelques maladresses!

Etant en première année d'études journalistiques, votre commentaire ne peut que m'aider à m'améliorer!

Bien cordialement,

Célia Bouysse
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain ou non afin d'éviter les soumissions de pourriel (spam) automatisées.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.