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La Biélorussie souhaite rapatrier des migrants bloqués à la frontière avec la Pologne

La Biélorussie a affirmé ce lundi 15 novembre, travailler pour faire rentrer “chez eux” les migrants qui campent à la frontière avec la Pologne, et ce, alors que l’Union européenne prépare de nouvelles sanctions à son égard. Les chefs de la diplomatie des pays de l'Union européenne se réunissent lundi à Bruxelles pour adopter des mesures punitives à Minsk. L’UE estime que la Biélorussie a orchestré cette vague migratoire en réponse à des sanctions décidées après la répression de l'opposition dans ce pays. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a assuré lundi ne pas vouloir d'un conflit à sa frontière et souligné vouloir ramener dans leur pays les milliers de migrants bloqués à la frontière avec la Pologne. "Nous sommes prêts, comme nous l'avons toujours fait, à les mettre tous dans des avions qui les ramènent à la maison", a-t-il dit, selon l'agence d'Etat Belta, "un travail actif est en cours pour convaincre ces gens”. "Ces gens, il faut le dire, sont têtus", a-t-il ensuite tempéré, "ils ne veulent pas rentrer. Il est clair qu'ils n'ont plus où rentrer, plus de domicile, et n'ont rien pour nourrir leurs enfants".

La Biélorussie se dit également prête à évacuer les migrants vers l'Allemagne, si ce pays les accueille, le président biélorusse évoquant une proposition en ce sens, émanant selon lui des autorités municipales de Munich. "Je tiens à le souligner, nous ne voulons aucun conflit à notre frontière. Ce serait pour nous absolument dommageable", a encore insisté Alexandre Loukachenko, toujours selon Belta, accusant la Pologne "d'avoir besoin" de cette crise à cause de ses "problèmes internes" et de tensions avec ses partenaires de l'UE. L’Union européenne accuse Minsk d’avoir organisé des mouvements migratoires vers les frontières polonaises et lituanienne, en délivrant des visas et en affrétant des vols, en particulier depuis l'Irak, pour se venger des sanctions occidentales imposées au régime d'Alexandre Loukachenko l'an dernier. Le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a dans ce contexte assuré que l'UE allait "durcir les sanctions" dès lundi. Des accusations balayées par Alexandre Loukachenko : "Nous n'avons jamais fait ça et nous n'avons pas l'intention de le faire", a-t-il martelé en menaçant l’UE. "Ils veulent faire peur avec des sanctions, ils pensent que je blague, mais rien de tel, nous allons nous défendre", a-t-il prévenu.

En parallèle, la compagnie aérienne biélorusse Belavia a annoncé dimanche que Syriens, Irakiens, Afghans et Yéménites étaient désormais interdits de vol depuis Dubaï vers la Biélorussie, sur "décision des autorités compétentes des Emirats arabes unis"Suite aux pressions des diplomates européens, la Turquie a également interdit aux Irakiens, Syriens et Yéménites de se rendre en Biélorussie. De son côté, le gouvernement irakien a annoncé l'organisation jeudi d'un premier vol de rapatriement de migrants irakiens coincés à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne "sur la base du volontariat".

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