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La Pologne va construire un mur à la frontière Biélorusse

Depuis plusieurs jours, des milliers de migrants sont bloqués à la frontière séparant la Pologne de la Biélorussie. Le ministre de l’Intérieur Polonais a annoncé que la construction d’un mur séparant les deux pays commencerait en décembre.

Un « investissement absolument stratégique et prioritaire pour la sécurité de la nation et de ses citoyens ». C’est en ces termes que Mariusz Kaminski, ministre de l’Intérieur polonais a défendu le choix de Varsovie d’ériger un mur le long de la frontière Biélorusse. L’édifice séparera les deux pays sur une distance de 180 km, soit un tiers de la frontière séparant les deux pays. Le gouvernement a précisé que les travaux de construction allaient débuter à la fin du mois de décembre, et devraient s’achever au cours du premier semestre 2022. Le coût du projet est évalué à 353 millions d’euros. Le Parlement Polonais avait donné son accord à la construction d’un tel mur à la fin du mois d’octobre.

Loukachenko accusé de « déstabiliser » l’Europe

Depuis plusieurs semaines, une crise opposant l’Union Européenne à la Biélorussie a éclaté. La Pologne a proclamé l’état d’urgence et mobilisé plusieurs centaines de soldats dans la zone afin d’empêcher les entrées sur son territoire. De l’autre côté, des milliers de migrants - pour la plupart originaires du Kurdistan irakien - sont massés dans des conditions désastreuses sans possibilité de faire demi-tour.  La semaine dernière, le ministère de la défense polonais a posté une vidéo sur twitter sur laquelle on aperçoit de nombreux migrants regroupés à la frontière entre les deux pays

La Biélorussie est accusée par l’Europe d’avoir savamment orchestré cet afflux humain. Jean Castex a affirmé hier que Minsk « instrumentalise de manière inhumaine et éhontée les flux migratoires » afin de « déstabiliser » l’Europe. Le président biélorusse Loukachenko s'est défendu des accusations européennes, assurant travailler « activement » pour faire rentrer les migrants « chez eux ».

Bruxelles ne financera pas le mur

Après la Hongrie en 2015 et la Lituanie en juillet dernier, c’est au tour du pays dirigé par Andrzej Duda de construire son mur frontalier. La décision a immédiatement été critiquée par l’opposition de gauche, pour qui ce choix est « représentatif de l’approche militarisée de ces tensions ». La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a également annoncé le mois dernier qu’il « n'y aurait pas de financement de barbelés et de murs » par Bruxelles.

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