Rubrique
Brèves

L’Afrique, le dindon de la farce ?

100 milliards USD pour l’Afrique d’ici à la fin 2021, c’est ce qu’espèrent les quelque trente Chefs d’État africains et européens ayant participé le 18 mai au sommet de Paris. Mécaniquement, dans le système des Droits de tirage spéciaux du FMI, l’Afrique ne peut recevoir a priori que 33 milliards USD. Par conséquent, les pays riches devraient renoncer à une partie de leurs droits au profit des pays pauvres. Encore un vœu pieux ? Aucun moratoire pour le remboursement de la dette extérieure au profit des pays africains, constate-t-on.

En référence à la correspondance entre Michel Debré, l’ancien Premier ministre de la France, et le futur président du Gabon, Léon Mba, dans laquelle l’indépendance était envisagée sous condition d’un accord de coopération – c’est-à-dire d’un maintien de la France en Afrique garantissant la sécurité des chefs d’État, la présence de la force militaire française, l’exclusivité dans les échanges économiques –, cela s’apparente au maintien du statu quo par le biais, cette fois-ci, du DTS. Pourtant, ce nouveau cycle commençant est favorable aux pays africains. Ceux-ci devraient échanger en toute égalité avec le reste du monde. Ils doivent donc aligner leurs moyens légaux d’échange des biens sur les richesses nationales et non sur les devises étrangères.

Application Mobile

Téléchargez Encrage Media sur votre mobile pour ne pas manquer nos dernières publications !

Commentaires

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain ou non afin d'éviter les soumissions de pourriel (spam) automatisées.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.