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Nigeria : une attaque dans un marché fait 43 morts

Une nouvelle attaque sanglante a frappé le Nigeria. 43 personnes ont été tuées dans l’attaque d’un marché dans le nord-ouest du pays dimanche 17 octobre au soir. Les auteurs de cette tuerie appartiennent à un groupe criminel de Goronyo, dans l’Etat de Sokoto. “C’était un jour de marché et il y avait beaucoup de commerçants”, a précisé Muhammad Bello, le porte-parole du gouvernement de Sokoto, contacté par l’AFP. Le porte-parole de la police, Sanusi Abubakar, a indiqué que “les forces de sécurité sont sur place pour mener l’enquête”. Il s’agit de la troisième attaque par des groupes armés en moins d’un mois au Nigéria.

Le nord-ouest et le centre du Nigeria sont victimes depuis plusieurs années de violences perpétrées par des groupes armés. Ils attaquent les villages, pillent et kidnappent contre le versement de rançons. Au moins 19 personnes ont été tuées il y a dix jours dans l’attaque d’un marché dans un autre village de Sokoto, dans le district de Sabon Birni. Il s’agissait de représailles après que onze personnes eussent été tuées plus tôt dans un marché d’un village voisin par un groupe d’autodéfense qui combat les groupes criminels. Ces derniers agissent sans réelle motivation idéologique, même si des liens avec les groupes djihadistes du nord-est sont attestés depuis plusieurs années et semblent s’intensifier depuis plusieurs semaines. L’armée nigériane avait affirmé à la fin du mois de septembre que des combattants présumés du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest et des criminels avaient attaqué l’une de leurs bases dans l’Etat de Sokoto. Depuis 2020, ces groupes s’attaquent également à des écoles où ils kidnappent les élèves. Environ 1400 étudiants ont été enlevés depuis début 2020 dans le pays. Du fait de ces attaques, un million de jeunes Nigérians vont manquer l’école cette année, selon l’Unicef.

Mais depuis plusieurs semaines, les autorités agissent en envoyant des troupes de l’armée. Ils conduisent des offensives terrestres et aériennes contre des camps de bandits situés dans l’Etat voisin de Zamfara. Certains bandits réussissent à s’échapper des opérations et établissent des camps dans les États avoisinants, comme Sokoto, où ils multiplient depuis les attaques. Pour éviter la coordination entre les groupes armés, les autorités ont décidé de couper les réseaux téléphoniques mais cela empêche les villageois de prévenir les forces de sécurité en cas d’une éventuelle attaque. De plus, les informations concernant les attaques mettent également du temps à parvenir aux médias. Les autorités du Sokoto ont demandé dans un communiqué “plus de ressources” et “le déploiement de davantage de forces de sécurité” pour faire face à cette menace.

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