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Projet Pegasus : la France ouvre une enquête

Après une plainte de Mediapart, dont des employés ont été espionnés à travers le logiciel israélien Pegasus, le parquet de Paris a ouvert une enquête aujourd’hui. Elle liste ainsi plus de dix infractions justifiant l’enquête, notamment “atteinte à la vie privée”, “accès frauduleux”, “interception de correspondances” et “association de malfaiteurs.” Les plaignants sont la journaliste Lenaïg Bredoux et Edwy Plenel, fondateur du célèbre journal. Ils ont été visés par le Maroc à l’instar d’autres journalistes marocains, grâce au logiciel d’espionnage, qui infectait les téléphones portables dont il avait le numéro. Ainsi, le logiciel et ses détenteurs pouvaient accéder aux contenus des espionnés, et le surveiller en toute discrétion. Des journalistes de France24, du Monde et de France Télévisions sans liens apparents avec le Maroc, ont été visés par ce dernier.

La contrôleuse générale des libertés Dominique Simonnot (auparavant chroniqueuse pour Le Canard Enchaîné), le directeur de TSF Jazz Bruno Delport, font partie des victimes françaises. L’Arabie Saoudite, la Hongrie, le Maroc, le Rwanda, l’Inde, l’Azerbaïdjan, le Mexique sont les pays dont il est sûr que le gouvernement a usé du logiciel. En plus des journalistes, des chefs d’Etats, entrepreneurs, diplomates, civils, défenseurs des droits ont été piratés. NSO Group, créateur et détenteur du logiciel Pegasus, s’est défendu des accusations d’espionnage, qu’il juge “sans base factuelle et loin de toute réalité.” L’entreprise pense ces accusations fondées sur une “mauvaise interprétation des données”, et rappelle que ses technologies “ne sont vendues qu’aux agences de renseignements et aux forces de l'ordre.” 

Maud Baheng Daizey

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