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Sommet des leaders d’Amérique du Nord: après plus de cinq ans de séparation, les « Trois Amigos » renouent.

                   Le président américain Joe Biden a reçu jeudi, le 18 novembre, le Premier ministre canadien Justin Trudeau et le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador, les «trois amis» faisant assaut d’amabilités alors même que les sujets de friction ne manquent pas, à commencer par le commerce et l’immigration. Le ton s’est certes nettement radouci après la présidence de Donald Trump, qui avait multiplié les contentieux avec les deux pays limitrophes.

  • "Nous pouvons relever tous les défis si nous prenons simplement le temps de nous parler, en travaillant ensemble", a déclaré Biden, qui a accueilli ses voisins nord-américains pour ce qui avait été une tradition presque annuelle au cours de la décennie précédant l'arrivée du président Donald Trump au pouvoir.

 En invitant le Premier ministre canadien et le président mexicain, Joe Biden relance le format dit du «Sommet des leaders d’Amérique du Nord», aussi connu sous le nom de «Sommet des "tres amigos"» abandonné par son prédécesseur. La tradition des réunions à trois a commencé lorsque George W. Bush a accueilli le Mexicain Vicente Fox et le Canadien Paul Martin en "2005" dans son ranch du Texas. Nous nous rappelons, que lors du Sommet des leaders nord-américains 2016, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le Président américain Barack Obama et le Président mexicain Enrique Peña Nieto ont convenu de renforcer leurs collaboration, notamment en matière de Défense.

    

   Dès l’ouverture de la rencontre d’une heure, le Premier ministre canadien Trudeau aurait soulevé, selon son bureau, l’épineux dossier des crédits d’impôt pour véhicules électriques qui est à l’étude au Congrès. Les crédits ne s’appliqueraient qu’aux véhicules fabriqués aux États-Unis.

  • "Nous avons souligné très clairement nos préoccupations" pour la production automobile canadienne, a expliqué Justin Trudeau lors d'une conférence de presse après le sommet, assurant qu'il allait continuer à "travailler de façon engagée et positive pour résoudre cette situation".

Le projet de Joe Biden d’offrir un crédit d’impôt pouvant se monter jusqu’à 12 500 dollars aux acquéreurs de véhicules électriques « made in USA », ce qui pénaliserait les constructeurs automobiles installés au Canada ainsi qu’au Mexique. Justin Trudeau et son entourage ne cachent pas, plus globalement, leur inquiétude à l’égard du protectionnisme grandissant du voisin américain et de son Buy American Act qui pourrait exclure les compagnies canadiennes des plans de relance, notamment celui récemment signé de 1 200 milliards de dollars sur les infrastructures.

           

 

 Le président mexicain entend soulever, de son côté, la question de la vaccination. « Les difficultés que nous avons vécues en matière de production de vaccins et d’accès inégal aux médicaments ne doivent plus se produire », dira-t-il selon son entourage. 

Andrès Manuel Lopez Obrador entend aussi défendre auprès de son hôte sa décision de nationaliser le secteur énergétique, jugée incompatible par ses partenaires commerciaux américains (notamment du côté des producteurs d’électricité texans) et canadiens avec les traité de libre-échange liant les trois Etats. Enfin, le président mexicain, soulignant que le Canada comme les Etats-Unis avaient besoin de main d'oeuvre, a appelé ses homologues à "ouvrir de manière régulée le flux migratoire."

Joe Biden a promis de traiter avec plus d'humanité les migrants qui ne cessent d'arriver, fuyant la misère et la violence des gangs en Amérique centrale, mais son administration n'en a pas moins maintenu des restrictions mises en place par Donald Trump, au nom de la lutte contre le Covid-19.

       

         A cette occasion, les trois dirigeants ont "réitéré leurs liens et leur intégration solides, ainsi que leur volonté de tracer une nouvelle voie pour leur partenariat à un moment où ils sont confrontés à des défis mondiaux incroyablement complexes", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Ils se sont engagés à prendre des mesures concrètes pour soutenir leurs objectifs communs, notamment mettre fin à la pandémie de nouveau coronavirus et faire progresser la santé mondiale, favoriser la compétitivité et créer les conditions d'une croissance équitable, ainsi que coordonner une réponse régionale aux migrations, a-t-on ajouté de même source.

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