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Voyager, c’est bon pour la santé ?

En avril dernier, en plein confinement, différents sondages soulignaient qu’entre 20 et 30% des Français déclaraient que les voyages leur manquaient. Le voyage arrivait alors en cinquième ou sixième position (selon les sondages) après aller au cinéma ou au restaurant, voir la famille, sortir avec ses amis ou conduire. Et pour cause : le voyage est synonyme de liberté. Il permet d’échapper à une certaine réalité quotidienne. Focus sur les effets bénéfiques du voyage et sur les nouvelles formes de substitution au voyage.

Les effets bénéfiques du voyage sur la santé.

Savez-vous exactement ce que le voyage induit chez le voyageur ?

Il améliore d'abord la santé mentale. Le voyage réduit le niveau de stress et d’anxiété sur l’organisme. Il permet d’oublier les contraintes du bureau, les heures passées dans les transports en commun et les relations professionnelles. L’agence de la santé publique canadienne range même le voyage comme un mécanisme antistress et conseille aux citoyens canadiens de partir régulièrement en vacances. De nombreuses études montrent que les vacances mettent le cerveau « au repos » et réduisent le risque de dépression. 

La santé physique est aussi influencée par le voyage : selon différentes études, ceux qui ne prennent pas de vacances auraient 30% de chances en plus de mourir d’un infarctus. 

Au-delà de cela, le voyage apporte une ouverture d’esprit et améliore les relations humaines. 

Voyager … sans sortir de chez soi : le tourisme virtuel

Le confinement et la limitation des déplacements depuis le début de l’année a forcé l’innovation dans le domaine du tourisme virtuel. Et pour cause : musées, destinations de vacances ou activités se sont retrouvés sans public. Pour répondre à cette situation, en France et à l’étranger, des acteurs touristiques et culturels se sont jetés sur la réalité virtuelle pour proposer aux confinés du monde entier des solutions pour voyager depuis leur canapé.

C’est notamment le cas des musées parisiens qui ont offert des visites virtuelles aux confinés. Mais c’est également le cas des parcs nationaux de l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis et au Costa Rica, qui ont mis en place des solutions digitales, parfois en HD et en 3D, pour offrir des visites plus vraies que nature aux amateurs de grands espaces et de randonnées.

De nombreuses offices du tourisme en France ont profité de cet engouement pour proposer des solutions digitales similaires. Ces promenades virtuelles ont bénéficié de scores relativement prestigieux : près de 30 millions de Français ont « visité » un parc national ou un musée de cette manière entre avril et novembre.

Les limites du tourisme digital

Difficile de penser cependant que le tourisme digital remplacera le « vrai tourisme ». En tout cas on a du mal à y croire. 

Une expérience digitale ne peut pas remplacer une expérience physique, elle ne remplace pas le lieu, ni la singularité qu’apporte le voyage en soit : son organisation, ses galères, ses rencontres, ses arômes, son climat, etc… bref, tout ce qui fait un voyage. Plus encore, il est très peu probable que les bénéfices du voyage sur la santé soient les mêmes dans le cadre du voyage digital. 

Ainsi le tourisme digital apparait comme une solution au voyage si celui-ci n’est pas réalisable mais n’apparait en aucun cas comme une manière satisfaisante de le remplacer.

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