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Afghanistan : les discours de Joe Biden et Emmanuel Macron

Le président Joe Biden s’est exprimé une vingtaine de minutes depuis la Maison-Blanche. Il a rappelé les pertes américaines en vingt ans de guerre, et a reproché au président de l’Afghanistan de s’être envolé loin de la guerre et d’avoir abandonné son peuple.

Un retrait américain pour le meilleur et pour le pire

En conséquence, “les Américains ne doivent pas mourir pour une guerre que les Afghans ne veulent pas mener pour eux-mêmes.” Joe Biden “assume” les conséquences du retrait, et est “profondément attristé par la situation", mais "ne regrette pas” le départ américain. “Après 20 ans, j’ai appris à contre-cœur qu’il n’y avait jamais de bon moment pour retirer les forces américaines”, a-t-il affirmé. Il rappelle que l’intervention américaine était mise en place pour prévenir toute action terroriste sur le sol américain, attaque qui ne pourra plus venir de l’Afghanistan. “Notre mission en Afghanistan n’a jamais été censée construire une nation. Elle n’a jamais été censée créer une démocratie unifiée centralisée”, ce pour quoi les Américains partent aujourd’hui. Si attaque il y a, la réponse des Etats-Unis sera “rapide et puissante”, avec un usage “dévastateur de la force” au besoin. Il a qualifié les scènes à l’aéroport de Kaboul de “déchirantes” et a assuré que son pays s’engagera auprès “des femmes et des filles afghanes.

Une action "concertée et politique" de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron a quant à lui assuré que “l'urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France. Tous les employés afghans des structures françaises qui étaient menacées ont été accueillis et pris en charge. Des opérations sont conduites depuis plusieurs années pour accueillir le personnel afghan qui a travaillé avec la France.” Deux avions militaires ont été envoyés en ce sens. Selon le président, le combat mené de la France en Afghanistan était juste, visant à “combattre le terrorisme.” Il rappelle que cette instabilité en Afghanistan allait donner lieu à une nouvelle vague migratoire, et que la France et l’Europe devaient trouver “une initiative pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie qui passera par la lutte contre les flux irréguliers.” Cette réponse lui a valu nombre de critiques et comparaisons avec Marine Le Pen. Il a appelé à une “action concertée et politique” du Conseil de Sécurité de l’ONU. Enfin, il a conclu par “le peuple afghan a le droit de vivre dans la sécurité et dans le respect de chacun. Les femmes afghanes ont le droit de vivre dans la liberté et dans la dignité. Le destin de l'Afghanistan est entre ses mains, mais nous resterons fraternellement aux côtés des Afghans et des Afghanes.”

Maud Baheng Daizey

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