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Diplomatie : Emmanuel Macron évoque ses regrets de la tension avec l'Algérie !

Après des semaines de foyer de tension entretenu de part et d’autre de la méditerranée, le président Emmanuel Macron regrette les malentendus. En marge d’un point de presse organisé ce mardi concernant la conférence sur la Libye que « Le président de la République regrette les polémiques et les malentendus engendrés par les propos rapportés », apprend-on de sources gouvernementales.

« Le président Emmanuel Macron a le plus grand respect pour la nation algérienne »

Début octobre, une espèce d’escalade diplomatique s’était enclenchée entre Alger et Paris après que le chef de l’état ait tenu des propos jugés « irresponsables » par les autorités algériennes. En substance, le président Emmanuel Macron accusait dans ses propos rapportés par Le Monde, un « système politico-militaire » algérien d’entretenir une « rente mémorielle » en servant à son peuple une « histoire officielle qui ne s'appuie pas sur des vérités ».

« Le président Emmanuel Macron à le plus grand respect pour la nation algérienne, pour son histoire et pour la souveraineté de l'Algérie », a souligné l'Élysée ce mardi. La même source précise que le chef de l’état souhaite désormais que les coopérations se développent « au bénéfice des populations algérienne et française, mais également pour répondre aux grands défis régionaux, à commencer par la Libye ».

Le président Abdel Madjid Tebboune invité à la conférence sur la Libye

Vendredi prochain, le président Emmanuel Macron réunit à Paris une conférence internationale sur la Libye dans l’objectif de donner une « impulsion » aux élections du 24 décembre. «Les élections sont à portée de main. Un mouvement fort est à l'œuvre en Libye pour qu'elles se tiennent. Il y va de la stabilité du pays», a évoqué l'Élysée.

Conscient de son influence au Maghreb, la France souhaite l’implication de l’Algérie dans cette conférence. «L'Algérie est un acteur majeur dans la région. Le président de la République souhaite la participation du président algérien Abdelmadjid Tebboune», a relevé la présidence française. D’autres pays alliés comme la  Tunisie, le Niger et le Tchad, qui subissent toutes les affres de la crise libyenne - avec notamment des trafics d'armes et de mercenaires - seront également présents.

De même, certains responsables de la plupart des pays impliqués dans la crise de la Jamahiriya ou dans son règlement, notamment la vice-présidente américaine Kamala Harris et le président algérien Fattah al-Sissi sont attendus. Du côté des Libyens, les choses restent incertaines. Le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, en conflit avec le président du Conseil présidentiel Mohamed al-Menfi, n'a pas confirmé pour l'heure sa présence. «On a envoyé l'invitation aux deux (...) On est en discussion avec les deux. Pour l'instant il n'y a pas de problème», a néanmoins précisé l'Élysée.

Par ailleurs, l'exécutif français souhaite  endosser lors de la conférence «le plan libyen de départ des forces et mercenaires étrangers», même s’il reconnait qu'en la matière, la partie reste «difficile». Plusieurs milliers de mercenaires russes -notamment du groupe privé Wagner - turcs ou syriens pro-turcs, tchadiens et soudanais sont encore présents en Libye, d’après la présidence française.

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