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Grèce : un autre ministre porte plainte pour avoir été espionné

L’ancien ministre des Transports  Christos Spirtzis a porté plainte pour “tentative de surveillance” de sa personne à travers son téléphone et le logiciel d’espionnage Predator. Début août, des journalistes et un parlementaire avaient accusé le gouvernement conservateur d’espionnage de figures de l’opposition.

Un scandale d’été aux multiples volets

Le scandale des écoutes avait poussé plusieurs membres du gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis à quitter leurs fonctions, de même que l’ancien chef des services secrets. Le chef de l’opposition parlementaire Nikos Androulakis (issu du parti socialiste Pasok-Kinal) ainsi que le journaliste Thanasis Koukakis avaient saisi la justice après avoir découvert que leur téléphone était sur écoute grâce au logiciel-espion Predator. L’information avait été rapportée par les sites d’investigation Reporters United et Inside story. Grigoris Dimitriadis, secrétaire général du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, avait également posé sa démission au début du mois d’août. Il est accusé d’être “lié à des personnes physiques et morales directement ou indirectement impliquées dans l’affaire d’écoutes téléphoniques.

Les heures sombres de la politique grecque 

Aujourd’hui, c’est au tour de Christos Spirtzis de porter plainte. Il aurait reçu le même SMS infecté que Thanasis Koukakis et Nikos Androulakis. “La tentative de mise sous écoute de mon téléphone portable est liée à mon activité politique, à ma qualité de responsable des questions de protection du citoyen, et donc des affaires liées au renseignement au sein de mon parti. Combien de députés, d’hommes politiques, de journalistes, de citoyens sont surveillés, M. Mitsotakis ? Cela nous rappelle les moments les plus obscurs de notre histoire politique”, a-t-il clamé lors d’une conférence de presse. Une commission d’enquête parlementaire avait été mise sur pied en août pour faire la lumière sur le scandale. Pressé de toutes parts, Kyriakos Mitsotakis avait reconnu "une erreur" des renseignements (EYP) dans la surveillance de Nikos Androulakis, qui selon lui restait néanmoins légale. La rentrée parlementaire avait été avancée au 31 août pour que le gouvernement fournisse des explications, insuffisantes pour les élus et les voix dissidentes.

Maud Baheng Daizey

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