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Le Sénat supprime l’indemnité inflation de 100€ promise à 38 millions de Français

La chambre haute, à majorité LR, a jugé inopportune et inadéquate la mesure prise par le gouvernement Castex le 21 octobre dernier afin d’endiguer le déficit causé dans les ménages après la hausse du prix des carburants en ce début d’automne. Autrement dit, il s’agissait pour l’exécutif de soutenir le pouvoir d’achat des plus précaires. Cette aide de 100€ dont devaient bénéficier environ 38 millions de Français selon leurs revenus (moins de 2000€ par mois) n’est donc pas du goût des membres du groupe Les Républicains. Bruno Retailleau, président du groupe au Sénat, trouvait déjà cette mesure inefficace « C’est un nouveau chèque en bois financé par la dette. Avec le bouclier énergie c’est 9 Mds » jugeait-il sur son compte Twitter. Le coût de la mesure, estimé à 3,8 milliards, est évoqué comme principal argument de ce rejet.

Le Sénat a donc retoqué cette mesure (145 voix contre 30, 168 abstentions), lui préférant un versement de 150€ aux allocataires des minima sociaux et aux bénéficiaires de la prime d’activité. Ce versement coûterait 1,5 milliards au lieu des 3,8 milliards initialement prévus.

Quid des demandeurs d’emploi et étudiants boursiers ?

« C'est l’Assemblée nationale qui a le dernier mot. »

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement.

Cependant, le Sénat n’a pas le dernier mot. Les projets de loi font la « navette » pendant leur processus de validation par le parlement. D’abord présentés à l’Assemblée nationale, ils sont étudiés par le Sénat avant de revenir devant les élus de la chambre basse. Gabriel Attal n'est guère inquiet quant à la validation de cette mesure. Le porte-parole du gouvernement rappelle que c’est « l’Assemblée nationale qui a le dernier mot. » Il regrette le manque de cohérence de LR : « L’opposition [LR], qui a la majorité au Sénat, nous dit en permanence qu’il y a une augmentation des prix et que c’est difficile pour les Français. […] Nous mettons en place une mesure massive - 3,8 milliards d’euros - et ils la suppriment en catimini. »

Il faudra tout de même que les députés de la majorité présidentielle se déplacent et votent en faveur du texte initial.

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