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Brèves

Les tensions entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ralentissent le processus de paix

Environ 50 soldats arméniens sont morts dans des affrontements avec des Azerbaïdjanais à la frontière entre les deux pays, les attaques les plus meurtrières depuis 2020.

Des violences de la nuit jusqu’en fin d’après-midi

À 14H00 (10H00 GMT), la situation restait extrêmement tendue en certains points de la frontière. Malgré une forte diminution de l'intensité des bombardements, l'ennemi continue d'essayer d'avancer", selon le ministère arménien de la Défense dans un communiqué. Il a relevé plusieurs “batailles” contre des infrastructures militaires et civiles, impliquant de l’artillerie lourde : “de l'artillerie, des mortiers, des drones et des fusils de gros calibre.” Le Premier ministre arménien Nikol Panichian a enjoint la communauté internationale à réagir, alors que le processus de paix est fortement compromis par les violences. De son côté aussi l’Azerbaïdjan déplore des pertes mais n’a pas communiqué de chiffre officiel, accusant l’Arménie de l’avoir attaqué au mortier. Les deux pays se disputent la région du Nagorny Karabakh, majoritairement peuplée d’Arméniens qui ont fait sécession de l'Azerbaïdjan et soutenus par l’Arménie.

Un appel unanime pour la paix

La Russie habituellement médiatrice des conflits entre les deux pays s’est révélée très prise par la guerre en Ukraine depuis février 2022, laissant court à l’aggravation des tensions et de la violence. En 30 ans, l’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont livrés deux guerres dont la dernière s’est achevée en 2020. Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a appelé les deux pays à arrêter les hostilités. “Il est impératif que les hostilités cessent et qu’il y ait un retour à la table des négociations. Le président du Conseil Charles Michel prend contact avec les dirigeants des deux pays et je m’entretiens aujourd’hui avec les ministres des Affaires étrangères respectifs. Le représentant spécial de l’UE, Toivo Klaar, se rendra immédiatement dans les deux pays pour soutenir la désescalade nécessaire et discuter des prochaines étapes du processus de dialogue de Bruxelles entre les dirigeants arménien et azerbaïdjanais. L’UE est déterminée à continuer d’agir en tant qu’intermédiaire honnête entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan pour contribuer à la réalisation de l’objectif commun d’un Caucase du Sud sûr, prospère et en paix, dans l’intérêt de tous ses habitants.”

Maud Baheng Daizey

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