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Point de vue

Ni vote utile, ni vote efficace, mais vote de bon sens

Cinq ans de macronisme et le constat est désastreux pour la France, autant sur le plan intérieur (éducation, santé, recherches, justice, etc…) qu’extérieur (voir l’article d’Endeweld[1]). Que voulons-nous ? Une France qui s’achemine vers le modèle américain, où le citoyen ne peut compter que sur lui-même selon la devise : marche ou crève ? Une France où nos bijoux industriels et nos données militaires, sanitaires, …  sont bradés ? Une France où le racisme et la peur de l’autre sont en progression dans les esprits jusqu’à leur banalisation ? Une France où les travailleurs vivent pauvrement dans le temps où leurs patrons voient leurs profits se multiplier ? Une France incapable de subvenir à ses besoins essentiels de santé comme l’a révélé la crise de la Covid ? Une France où l’enseignement et la santé passent à la casse afin de trouver prétexte pour les ouvrir au marché ? Une France dont les idéaux sur le fronton de nos institutions, sont tout juste bons à endormir les consciences, la faute à une classe politique qui les sape et piétine tous les jours ? Une France qui laisse son écosystème aller à vau-l’eau derrière des slogans « tape à l’oreille », du bling-bling politique, genre : Make our planet great again ? Une France où la police se mue petit à petit en milices au service du pouvoir comme en dictature ? Une France où la justice devient une justice à la carte selon les moyens du justiciable ?

Cinq années de souffrance avec un président-marionnettiste qui transforme ses ministres et députés, voire des hauts-fonctionnaires et des procureurs, en godillots. Un président dont probablement seule la jeunesse fascine certains, mal dans leur vieillesse ou qui voient en lui l’exploit (se faire élire président au premier coup sans aucune expérience politique antérieure) qu’ils n’auraient jamais réussi. Un président à qui ses soutiens passent tout comme on passe tout à un enfant intelligent qui casse tous les jouets qu’on lui offre, mais qui n’en demeure pas moins un enfant. Un président-enfant qui a failli au plus important des devoirs, à savoir préserver la cohésion nationale, ouvrant ainsi une autoroute devant les idées d’extrême-droite. Un président- enfant dont l’agitation à l’international n’a souvent été qu’humiliation : Première visite à Trump, dirigeants libanais qui se sont royalement moqués de ses rodomontades, dernière visite à Poutine, le camouflet au Sahel… . Un président-enfant-Dieu qui ne supporte pas la contradiction, chez qui, derrière ses emmerdements des anti-vax, se cache, outre le calcul électoral,, de manière subliminale ou consciemment, sa rage de voir des gens LUI résister. Un président-candidat sans scrupule qui ment effrontément, disant un jour qu’il est de gauche, un autre qu’il ne l’est pas (L’honnêteté m’oblige à dire que je ne suis pas de gauche), pour finir par dire qu’il n’est ni de gauche ni de droite. Un président qui ne s’embarrasse pas de piquer sans vergogne, toute honte bue, des idées et slogans à gauche et à droite, coquille vide qui n’a de colonne vertébrale que sa Brigitte.

L’alternative à ce quinquennat existe tout en sachant que personne n’est parfait. Mais il existe un candidat qui s’adresse à notre intelligence car il nous respecte, tranchant avec l’infantilisation de ces cinq dernières années. Un candidat dont le programme veut renouer avec les valeurs humanistes des Lumières redonnant vie à la devise de notre République. Un candidat qui est le seul à parler du travail collectif et de longue haleine dans l’élaboration d’un programme qui ne néglige aucun secteur de la vie, rétablissant les conditions nécessaires pour faire société ensemble, mais aussi pour la survie de l’humanité grâce à un programme écologique le plus abouti de tous les candidats. Un candidat, assez modeste pour dire qu’il s’était trompé dans le passé et qu’il est donc capable de se remettre en question et de revoir ses positions. Ce candidat s’appelle Jean-Luc Mélenchon.

Voter pour la France insoumise ce n’est pas voter utile, ni voter efficace, mais tout simplement voter en laissant parler son bon sens. Il y va de la France, celle que des générations passées ont mis plus d’un siècle à construire à force de luttes et de vies brisées. La France des Lumières qui faisait rêver les élites d’Afrique, d’Asie, d’Europe orientale, d’Amérique latine et du monde arabe et dont la décrépitude entamée sera dévastatrice sur le reste de l’humanité par effet domino. Voter Mélenchon, c’est vouloir redonner à la France son rôle de nation inspirante pour une humanité pacifiée.

Voter Mélenchon, c’est assurer un avenir et une vie digne aux générations futures. C’est se soucier des jeunes, des moins jeunes et des personnes âgées et/ou dépendantes. C’est garantir la sauvegarde de notre seule et unique planète, car il n’y a pas de planète-B. Voter Mélenchon, c’est retrouver sa dignité de citoyen adulte et responsable jouissant de son libre-arbitre car on ne sera plus manipulés par un président-magicien qui bluffe en permanence et s’en sort avec des pirouettes relayées par des médias vendus au capital, son grand ami. Voter Mélenchon, c’est donner une chance à chacun d’apporter sa pierre à l’édifice du pays. C’est mettre en œuvre une synergie salvatrice pour notre équilibre psychologique. C’est retrouver un visage de président vrai, sans fioritures, aux antipodes de l’image lissée par les conseils de cabinets de communication de l’actuel président (sans succès il faut le dire lorsque l'on voit les violences verbales, morales et physiques avec lesquelles il a "géré" le pays, et toutes les macronades (Tu chasses le naturel, il revient au galop)).

Voter Mélenchon, c’est donc le choix du bon sens. Cependant, il ne faut pas se tromper. Si par chance le peuple français s’avise à lui remettre les clés du pays, il ne faut pas s’attendre à ce qu’on passe du jour au lendemain de l’Enfer au Paradis, car c’est là que le travail commence. Les résistances des forces régressives et réactionnaires seront féroces et sans pitié. Il nous appartiendra de le soutenir sans se départir de l'esprit critique, car aucun leader ne peut tenir sans le soutien de la base. Faire sien son projet c’est repenser notre rapport à l’autre : le voisin, le collègue, l’Europe et le reste du monde. Mais aussi et avant tout, les rapports intrafamiliaux, car c’est là que s’exerce et s’apprend la démocratie. C’est rester vigilant envers nos gouvernants à l’échelle locale et nationale, tout comme sur leur action à l’international. La démocratie est une construction inachevée à toujours remettre sur le métier en demandant constamment des comptes à ceux qui nous gouvernent. Il n’est plus question de les laisser faire ce qu’ils veulent sur la scène internationale non plus en oblitérant le peuple. La paix en France dépend aussi de la paix dans le monde, et ce n'est pas en armant un pays pour s'attaquer à un autre qu'on se mette à l'abri des boomerangs (pensons au Yémen attaqué par l'Arabie saoudite armée en grande partie par la France, par exemple, peut-on imaginer un instant que les enfants yéménites vont grandir dans l'amour de la France). 

L’heure n’est pas à la tergiversation. L’avenir de la France étant sur la crête, chacun doit voter en son âme et conscience. Les passions n'ont rien à faire là-dedans, juste le bon sens.     

[1] https://www.monde-diplomatique.fr/2022/04/ENDEWELD/64587

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