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"Nous sommes en guerre" : Quand Emmanuel Macron confinait la France pour la première fois le 16 mars 2020.

C'était aujourd'hui il y a un an jour pour jour que la vie d'avant prenait fin. Dans une allocation solennelle de 21 minutes prononcée à 20 heures, le président de la République annonçait la mise en place d'un confinement strict et national, sans jamais prononcé le mot.

"Nous sommes en guerre", répété six fois. Plus qu'une simple phrase, l'expression marqua les mémoires et sonne aujourd'hui comme la fin d'une époque. Une époque sans Covid-19, sans confinement, sans couvre-feu, sans gestes barrières, une époque dont on oublierait presque tous les problèmes.

En s'adressant aux français pour la deuxième fois en cinq jours (il annonce la fermeture des écoles, collèges, lycées ou universités le 12 mars), Emmanuel Macron prend la décision de stopper le pays en expliquant qu'il s'agit d'une "guerre sanitaire, certes" mais que "l'ennemi est là". Le matin même, c'est le directeur général de la santé se plaignait des français qui ne "respecte pas les consignes" en référence aux images de la veille, publiées par BFMTV, où l'on voyait des parcs bondés, des images qui ont des allures hallucinatives aujourd'hui.

Une situation similaire

A l'époque, après des jours, voire des semaines d’atermoiements, l’exécutif se décide à faire basculer la France dans un régime d’exception, suivant l’exemple de l’Italie ou de l’Espagne. Alors que les médecins sonnent l’alarme, en raison du virus qui s’étend de manière « inquiétante » dans le pays, selon les autorités sanitaires, le chef de l'Etat prend la décision de confiner l’ensemble des Français sur le territoire métropolitain mais aussi en outre-mer. Impossible de sortir si ce n’est pour se soigner, faire ses courses ou aller travailler pour ceux qui ne peuvent pas le faire de chez eux.

L'impact du confinement fut aussi capté par les photographies. Ici, la place de la Concorde à Paris est vide, seulement un jogger s'y aventure. / Source image : Le Parisien

Un an plus tard, il est facile de dire que la décision était inévitable. Alors que le gouvernement pensait confiner le pays "quinze jours au moins", les Français resteront enfermés chez eux pendant près de deux mois. Un déconfinement hasardeux, un reconfinement plus souple d'un mois et la mise en place d'un couvre-feu national à 18 heures depuis 3 mois plus tard, c'est toujours la possibilité d'un reconfinement qui plane au-dessus de la France, alors que certaines zones le subissent déjà le week-end.

Si 78% des Français pensent que les reconfinements locaux sont justifiés selon un sondage Ifop du 25 février, ils sont également 64% à penser que cela constitue la première étape vers un reconfinement de tout le pays. Aujourd'hui sous la menace d'une telle mesure, l'ïle-de-France pourrait bien être le témoin de ce que peut devenir la France si la tendance ne s'inverse pas.

Avec l'arrivée des nouveaux variants, même les vaccins et l'habitude du virus n'ont pas su endiguer la pandémie. Nous entrions en guerre le 16 mars 2020, nous y sommes toujours le 16 mars 2021.

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