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Point de vue

Paris. Législative partielle, le flop des urnes

 

Vous trouverez toutes les explications, les excuses, les critiques que vous voulez : « il faisait trop chaud », « trop froid », « il y avait le COVID », « c'était la fin du COVID », « les autres sont bêtes », « je suis plus malin », « ce n'est pas une municipale », « une partielle peu médiatisée », « c'était dimanche » (ben oui, les élections en général ont lieu le dimanche) ou « on avait piscine » (ah, là non), mais il restera un fait massif, incontournable :

Seuls 15% des inscrits se sont déplacés pour aller voter ce dimanche dans la 15e circonscription de Paris pour la législative partielle. Et c'est pareil ailleurs en France dans les autres élections partielles du week-end. Parfois, il ne se trouve même plus assez d'assesseurs pour l'organisation du vote. Les Parisiens, comme les Français, sont en rage froide contre leurs élus.

Alors bien sûr la XVe est une circonscription électorale très atypique, le dernier bastion de gauche à Paris. Mais le résultat est le même : le PS perd les 2/3 de ses électeurs, la droite les 4/5e, la FI les 2/3, les Verts la moitié... Je vous donne les chiffres sur près de 80 000 inscrits... (et entre parenthèse le chiffre du même parti à la législative de 2017).

- PS 3.000 (9000)

- FI 2.500 (7000)

- Verts 2.000 (4000)

- Droite et centre 2.000 (10 000)

- PC 1.200 (1.700)

Comme tout le monde n'est pas inscrit sur les listes électorales, loin de là, c'est un peu comme si sur cent personnes rencontrées dans la rue, trois seulement vous disaient avoir voté pour la candidate arrivée en tête et deux pour sa poursuivante...

Cela n'empêche évidemment pas chaque parti de crier à la « victoire ! » et de fait, s'il ne reste que trois électeurs, les deux qui voteront pour le même l'emporteront sur le 3e. Et l'on verra une Anne Hidalgo, ou une autre maire de l'abstention, qui parade sur toutes les télés et se voit présidente.

Avant une sortie de route prévisible de la démocratie, il parait urgent que les citoyens se fassent entendre. Nous sommes plus que la majorité de ce pays à vouloir autre chose. Mais c'est à nous de le formuler parce que les partis sont aphones, sourds, aveugles.

Nous devons non seulement nous donner les moyens de réécrire les programmes des partis, mais encore obtenir des candidats des engagements de retour vers les citoyens, pour contrôler le respect des promesses de façon à ce que l'élection ne soit plus un chèque en blanc offert par 15% de linottes ou de clients.

Langlois-Mallet

 

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