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Covid-19 : la Réunion va sortir de l’état d’urgence sanitaire

Vendredi signera la fin de l’état d’urgence sanitaire sur l’île de la Réunion en vigueur depuis le 13 juillet dernier en raison d’une circulation active du virus. "A la Réunion, nous avons mis fin ce matin en Conseil des ministres, par un décret qui a été adopté, à l'état d'urgence sanitaire dès ce vendredi. Cette décision acte l'amélioration nette et durable de la situation sanitaire de l'île", a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal lors de la conférence de presse tenue à l'issue du Conseil des ministres. Le président Emmanuel Macron avait décrété l’état d’urgence sanitaire dans le département d’outre-mer en justifiant d’un “niveau de vaccination insuffisant” et une “forte pression hospitalière”. "Depuis neuf semaines, l'amélioration de la situation sanitaire se confirme dans l'île", ont indiqué mardi dans un document commun la préfecture et l'Agence régionale de santé (ARS) de cette île de l'océan indien.

Un confinement en vigueur depuis le 31 juillet avait été levé à la mi-septembre laissant place à un couvre-feu, lui, levé depuis le 4 octobre. Du 2 au 8 octobre, 241 cas ont été recensés, ce qui porte le taux d'incidence à 28,2 pour 100.000 habitants. En juillet, lors de la mise en place du confinement, le taux d’incidence dépassait les 400 cas pour 100 000 habitants. La préfecture avait alors imposé une interdiction de se déplacer en dehors d'un rayon de 10 km autour de son domicile (5 km le week-end) et de sortir entre 19H00 heures et 05H00.

L’autre information de la journée sur l’épidémie concerne la prolongation du pass-sanitaire. Le projet de loi le prolongeant jusqu'au 31 juillet a été présenté en Conseil des ministres mercredi. À ce titre, Gabriel Attal a confirmé la prolongation "jusqu'au 31 juillet 2022". "Nous assumons notre refus d'un désarmement sanitaire qui serait plus que précipité face à une épidémie qui nous a tant de fois surpris et qui surtout n'est pas finie". Néanmoins, le porte-parole du gouvernement l’affirme : “le pass sanitaire sera levé dès lors que nous le pourrons”. Le texte examiné mercredi rend possible un retour de l'état d'urgence sanitaire par décret "si la situation sanitaire s'aggravait brutalement, et pour une durée limitée à 30 jours, délai au-delà duquel une loi devrait être votée", a ajouté Gabriel Attal. Le projet de loi a cependant été légèrement amendé après son passage en Conseil d'Etat pour inclure la présentation par le gouvernement d'un "rapport" au Parlement, faisant un point d'étape sur les mesures prises et "précisant les raisons du maintien, le cas échéant, de certaines d'entre elles". Le texte durcit également les sanctions en cas de fraude au pass sanitaire, jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

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