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Des hôpitaux franciliens surchargés et une troisième vague aussi prévisible que difficile

Plus de 2 000 lits de réanimations supplémentaires devraient bientôt être distribués en Ile-de-France pour pallier à l’afflux de patients. Pour désengorger les hôpitaux d’Ile-de-France, le Ministre de la Santé préconise pour le moment des transferts de patients en province et dans les régions moins meurtries.

Un désengorgement plus lent qu’à l’usuel

Seulement ces transferts prennent du temps : sur les centaines promis par le gouvernement, à peine seize auront quitté l’Ile-de-France cette semaine, selon l’Agence Régionale de Santé. Les familles sont plus réticentes à une telle séparation avec leurs proches d’un côté, et peu de patients sont dans un état assez stable pour prendre le risque d’être transférés – on parle de « gravité temporaire », ni trop faible et ni trop rassurante pour que le patient ne voyage pas. Jeudi dernier, un TGV aménagé devait déplacer des patients d’Austerlitz vers Limoges mais a été annulé car seulement une vingtaine de patients pouvaient être transportés. Une annulation qui a outré certains citoyens, concernés directement par ces trains. « Nous avons bataillé pour qu’on envoie notre oncle dans la région bordelaise » s’indigne Mathilde, une Francilienne dont le père devait être envoyé à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux. Cela fait onze jours qu’elle a rendu son autorisation à l’administration de l’hôpital Paul Brousse AP-HP à Villejuif mais malgré l’éligibilité de son père, aucun transport n’est disponible. Elle rétorque que rien n’a de sens, « beaucoup autorisent le transfert mais à cause d’un manque de communication entre les hôpitaux, tous sont persuadés de n’avoir aucun transport ou de ne pas avoir assez de malades. » Une situation intenable et incompréhensible pour les proches des patients hospitalisés, qui déplorent la lenteur de la procédure.

Des trains médicalisés annulés du jour au lendemain

Ce qui inquiète particulièrement, c’est que les personnes atteintes sont plus jeunes et « en meilleure santé que les vagues précédentes » selon le Conseil scientifique, sans compter que « leur séjour à l’hôpital est de plus en plus long ». Martin Hirsch, directeur de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, a annoncé mercredi que l’AP-HP « n’a pas connu un nombre d’entrée en hospitalisations ou réanimations, en vingt-quatre heures, aussi élevé depuis la première vague ». Pour rappel, la France compte actuellement 5 200 patients en réanimation contre 4 900 en Novembre.

Les vétérinaires et les dentistes vont être autorisés à vacciner contre le Covid-19, selon un avis de la Haute Autorité de santé publié ce matin. Cela représente 250 000 professionnels de la santé en capacité d’accomplir la noble tâche de vaccination : hélas le problème est toujours ailleurs, à savoir la quantité de vaccins disponibles et les modalités de livraisons pour la France, pas toujours respectées par les laboratoires. AstraZeneca en particulier, qui n’a livré que dix-neuf des cent vingt millions de doses promises aux Etats-membres de l’Union Européenne, dont la France.

Une conférence de presse surprise et tardive du Président Macron a été donnée Jeudi 25 Mars sur la stratégie vaccinale européenne et française. Sans rien dévoiler, Emmanuel Macron a déclaré de nouvelles mesures à venir pour lutter contre cette « troisième vague » après l’intervention de son Ministre de la santé. Il a évoqué le souhait de vacciner tous les français d’ici la fin de l’été. Une promesse sans agenda fixe dont toute la population française attend les preuves.

 

 

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