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Point de vue

Un an plus tard, le "canaravirus" est toujours vivant (hommage à Robert Lamoureux)

Qui se souvient encore de Robert Lamoureux, immense homme de théâtre et réalisateur des cultissimes "7ème compagnie" ? De Robert Lamoureux et de son sketch très ORTF (je laisse les plus vieux d'entre vous déplier l'acronyme), "La chasse au canard", une histoire de volatile qu'on croit mort mais qui resurgit sans cesse ? De Robert Lamoureux clamant de sa voix nasillarde, "deux jours plus tard, le canard était toujours vivant".

Ce grand monsieur passé aux oubliettes n'est plus, mais un conoravirus joue lui les canards impossibles à chasser. Et personne, aucun humoriste à ciné, théâtre ou télé pour en parler. Personne si ce n'est un Ministre de la Santé qu'on n'entend plus car on ne veut plus l'écouter. L'été, les terrasses bondées, les plages surpeuplées, les festival d'Avignon, de Cannes et d'autres sont là alors, qui, que, quoi, dont, où ? Coronacovidelta quelque chose ? Kézaco ? Connais pas ! Connais plus... Les cas d'Alzheimer ont nettement augmenté dans le monde depuis le début de la crise sanitaire, une pandémie dont les effets sur cette maladie devrait surtout se faire sentir dans 10 ou 15 ans selon certains scientifiques (voir la revue Alzheimer's Association). Mais avant cela, on aura peut-être tous cramé comme au Canada, tabernacle de calisse !

Et avant avant cela, personne donc ne s'est inquiété qu'en moins de deux semaines, et selon le fameux inaudible ministre Véran, la proportion de variant Delta (le non moins fameux variant indien du Covid 19, plus dangereux que ses trois prédécesseurs anglais, brésiliens et sud-africains) soit passée de 2 à 20% en France. En même temps, le même Personne — oui, comme le fameux cyclone de l'Odyssée — n'a pas plus remarqué que le chiffre quotidien du nombre de contaminés  était reparti à la hausse. Oh, pas de grand chose ma bonne dame, mais quand même, hein, au moins une centaine de malades en plus en deux jours. Et puis, le virus (dont on sait maintenant qu'il se fixe sur le système nerveux, comme celui de la grippe espagnole) continue à faire entre 20 et 30 morts par jour, ce qui n'est pas tout à fait rien...

La quatrième vague, celle qui vient de remettre sous cloche tout Sydney, Australie, pour au moins 15 jours, aura-t-elle lieu au pays des Gaulois avant l'automne ? Et pourquoi poser une telle question quand on n'écoute plus non plus nos meilleurs épidémiologiques —ceux-là même qui avait prédit la troisième vague et son intensité après le refus d'Emmanuel Macron de reconfiner fin janvier 2021 — annoncer avec une quasi certitude qu'il y aura une quatrième vague, quoi qu'il advienne ? Non mais, vraiment, quels empêcheurs de se démasquer en rond ceux-là ! L'heure est aux beuveries coude à coude dans les bars, aux réservations dans les resorts full pension, aux 100% des jauges dans les cinémas, aux festivals d'été à vieux affichant complet, pas aux files d'attente pour se faire vacciner (image disparue depuis un moment) ni aux auto-tests anti-viraux (qui s'entassent dans les pharmacies). Ça fait mal au nez ces machins là, ça fait un peu pleurer les yeux et couler le rimmel. Après ça, comment être la plus belle pour aller danser  (puisque les discothèques vont rouvrir) ?

Les footeux coqs gaulois sont rentrés au bercail, les poulets flicaillons continuent à faire des boulettes, la paonne RN a soudain cessé de faire la roue, et donc, plus d'un an plus tard, le canaravirus est toujours vivant, foi de feu Robert.

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