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La justice européenne confirme une amende de 2,4 milliards d’euros à Google

La justice européenne a confirmé ce mercredi 10 novembre une amende s’élevant à 2,4 milliards d’euros destinés à Google pour pratiques anticoncurrentielles sur le marché des comparateurs de prix. Ainsi, le tribunal de l’Union européenne a rejeté un recours du géant américain de l'internet en constatant qu'il avait bien "abusé de sa position dominante en favorisant son propre comparateur de produits par rapport aux comparateurs concurrents". Le géant numérique a cependant la possibilité de contester cette décision devant la cour de justice de l’UE, une juridiction supérieure. L'amende infligée par la Commission européenne en juin 2017, avait constitué à l'époque un montant record, dépassé depuis. La Commission européenne accuse Google d’avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne pour favoriser son comparateur de prix Google Shopping dans 13 pays européens et lui assurer une position hégémonique en rendant ses concurrents moins visibles pour les consommateurs.

“Google Shopping a bénéficié d'une présentation et d'un positionnement privilégiés tandis que les résultats des comparateurs concurrents étaient relégués dans les pages de résultats de recherches par le biais d'algorithmes de classement", a indiqué le tribunal dans un communiqué. "Google reste en défaut de démontrer des gains d'efficience liés à cette pratique qui compenseraient ses effets négatifs pour la concurrence", a-t-il estimé. Cette enquête a été ouverte en 2010 suite à des plaintes déposées par des rivaux comme l’américain TripAdvisor. Au-delà du paiement de l'amende, il avait été demandé à Google de remédier au problème sous peine d'astreintes, alors même que le recours en justice se poursuivait. La société a dû modifier l'affichage des résultats de recherches afin de donner plus de place aux services concurrents. Mais les rivaux de Google estiment encore aujourd’hui être traités de façon inéquitable.

En saisissant la justice en septembre 2017, Google avait affirmé que l'UE avait "tort sur le plan du droit, des faits et de l'économie"Le géant de l'internet estime que les sanctions à son encontre ont surtout pour effet de brider l'innovation, au détriment des consommateurs. L'affaire constituait un test majeur pour la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, qui avait échoué l'an dernier devant la justice européenne face à Apple, dont elle dénonçait les avantages fiscaux en Irlande.

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