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Affaire Benalla : le procès débute aujourd’hui à Paris

Alexandre Benalla est jugé à partir d’aujourd’hui au tribunal correctionnel de Paris pour avoir brutalisé un couple lors des manifestations du 1er mai 2018 ainsi que pour l'utilisation de passeports diplomatiques. Trois autres personnes comparaissent devant la justice pour cette même affaire, l’ex-employé d’en Marche, Vincent Crase et deux policiers, le commissaire Maxence Creusat et le divisionnaire Laurent Simoni. Visé par six enquêtes judiciaires, dont une classée sans suite, Alexandre Benalla répondra de "violences volontaires en réunion" et "immixtion sans titre dans l'exercice d'une fonction publique". L’ancien chargé de mission au cabinet d’Emmanuel Macron, devra s’expliquer, comme Vincent Crase sur ses agissements contre trois manifestants le 1er mai 2018 sur la place de la Contrescarpe et au Jardins des plantes. Alexandre Benalla devra également répondre de l'utilisation de deux passeports diplomatiques après son limogeage de l'Elysée, lors de voyages en Afrique et en Israël.
Il comparaîtra en outre pour "port d'arme" non autorisé, en avril 2017 à Poitiers, lors de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. Il encourt jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. Les deux fonctionnaires de police sont quant à eux jugés pour avoir transmis les images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla juste après l’explosion de l’affaire.
L’affaire Benalla avait éclaté au lendemain des révélations du journal Le Monde qui avait identifié Alexandre Benalla dans une vidéo de violences entre force de l’ordre et manifestants. Dans cette vidéo, on voit Alexandre Benalla en équipement de police, brassard au bras en train de brutaliser un couple de manifestants. Des "gestes nécessaires" et non un "tabassage", a toujours affirmé Alexandre Benalla, qui soutient avoir eu un "réflexe citoyen" en "interpellant" des "agresseurs de policiers". Dès le lendemain, l’opposition avait dénoncé une “affaire d’état”, une enquête judiciaire avait été ouverte dans la foulée. Sanctionné par une suspension de quinze jours, il avait gardé un bureau à l'Élysée selon les informations du quotidien Le Monde. En outre, il avait utilisé des passeports diplomatiques pour des voyages injustifiés en Afrique et en Israël.
Trois ans après le début de l’affaire Benalla, le tribunal a trois semaines pour rendre son verdict sur cette affaire qui avait fait frissonner l'Elysée.

Jules Zolt

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