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Brèves

Carlos Ghosn, la justice à domicile

Ce matin, une délégation de magistrats français a rendu visite à Carlos Ghosn au Liban, visé par un mandat d’arrêt d’Interpol pour abus de biens sociaux. Ils auditionnent l’ancien PDG de Renault-Nissan dans la Cour de cassation à Beyrouth, alors qu’il est poursuivi en France. Un procureur libanais supervise l’audition. Ghosn est pour l’instant entendu comme témoin, notamment sur des fêtes à Versailles et des flux financiers. Ses avocats dénoncent des irrégularités de procédure et des “méthodes d’enquêtes singulières” japonaises, sur lesquelles la justice française se base. Il ne pourra pas être mis en examen tant qu’il ne reviendra pas en France, ce qui n’est pas au programme pour l’instant.

Il affirme vouloir “échapper à l’injustice” et a dénoncé un “complot” de la part des autorités japonaises. Il avait été arrêté en 2018 à l’aéroport de Tokyo, et avait été assigné à domicile en attendant son procès. Il est poursuivi sur l’archipel pour “abus de confiance aggravé" et “revenus non déclarés.” Il s’était enfui à bord d’un jet privé, dans une caisse servant à ranger du matériel audio, avec son passeport français et sa carte d’identité libanaise. A l’heure actuelle, le Liban ne prévoit pas d’extrader l'ancien PDG, du fait de l’absence d’accord d’extradition entre le Liban et le Japon. 

Maud Baheng Daizey

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