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En Equateur, l’état d’urgence maintenu face à la colère du peuple

Les manifestations perdurent depuis dix jours dans la capitale Quito, malgré les deux morts et les dizaines de blessés. En cause, le traitement du gouvernement subi par les indigènes du pays qui réclament de meilleures aides sociales et l’abaissement du coût de la vie. 

10 000 indigènes dans les rues

Plus de 10 000 indigènes équatoriens bloquent de fait la capitale pour faire entendre leur voix. Le slogan chanté dans les rues de Quito “Dehors Lasso” appelle à la démission du président Guillermo Lasso. Le chômage, le prix du carburant, les concessions minières dans les réserves autochtones et la renégociation des dettes des paysans sont au cœur des protestations. Le palais présidentiel est protégé en permanence par des gardes militaires, alors que l’état d’urgence a été instauré depuis lundi dans six provinces du pays (qui en comprend 24). Malgré les relances des manifestants, le gouvernement refuse de lever l’état d’urgence, condition sine qua non pour entamer les négociations. Les participants ont expliqué à l’AFP vivre “une crise économique dans la campagne, il n’y a pas de développement là-bas, il n’y a pas d’emplois, nous sommes juste agriculteurs et nos femmes vivent de la production de lait.” Après l’attaque d’un poste de police dans la ville de Puyo, “six policiers ont été grièvement blessés, trois sont retenus en otage et dix-huit sont portés disparus”, signale Patricio Carrillo, ministre de l’Intérieur. 

Une situation inextricable

Pour lui,  “les violences de Puyo montrent qu’ils ne veulent pas le dialogue”, malgré “l’appel public au dialogue lancé au mouvement indigène et à ces groupes radicaux responsables de ces actes insensés.” En 2019, de violentes manifestations avaient conduit à la mort de onze personnes, manifestations auxquelles la Conaie (Confédération des nationalités indigènes d’Equateur) avait participé. Aujourd’hui, le gouvernement propose à la Conaie des négociations pacifiques, à condition de conserver l’état d’urgence. Pour le président de la Conaie, Leonidas Iza, cette exigence est inenvisageable.

Maud Baheng Daizey

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