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Euthanasie: état des lieux dans le monde

Le 18 mars 2021, l’Espagne est devenue le 6e pays au monde à légaliser l’euthanasie. Si c’est une grande avancée, les médecins et les politiciens du monde entier restent encore très divisés sur le sujet.

C’est un grand pas qu’a franchi l’Espagne en légalisant l’euthanasie le 18 mars 2021. Cette mesure était l’une des priorités du gouvernement du Premier Ministre socialiste Pedro Sanchez depuis son arrivée au pouvoir en 2016. Si la loi a été largement approuvée au Parlement avec 202 voix sur 350 (les votes contre représentant les élus d’extrême droite), elle était aussi très attendue par les Espagnols. Selon une étude Ipsos réalisée en novembre 2020, 85% d’entre eux déclaraient être favorables à la légalisation de l’euthanasie. Lorsque cette nouvelle législation entrera en vigueur en juin 2021, le pays rejoindra le Luxembourg, le Canada, la Nouvelle-Zélande, La Belgique et les Pays-Bas, et deviendra le sixième état au monde à l’autoriser.

Cette nouvelle loi est importante dans un pays comme l’Espagne qui s’est déchirée au sujet de plusieurs cas emblématiques. Luis Montes, un médecin anesthésiste a été jugé pour avoir aidé 73 personnes en phase terminale à mourir. En 2019 c’est Angel Hernandez qui avait ému l’Espagne parce qu’il se battait pour abréger les souffrances de sa femme atteinte de sclérose en plaques. On remarque que le sujet a pris une place très importante dans la la péninsule ibérique puisqu’en 2004 l’euthanasie était le sujet principal du film « Mar Adentro » réalisé par Alejandro Amenábar . Ce long métrage inspiré de faits réels retrace le combat pour la mort de de Ramon Sampedro, incarné par Javier Barden, victime d’un tragique accident qui l’a rendu tétraplégique. « C’est une victoire pour Ramon » a déclaré Ramona Maneiro, l’amie de Ramon Sampedro qui l’a aidé à mourir en 1998.

[Avec la légalisation de l’euthanasie], « nous avançons vers une société plus humaine et plus juste […] pour les personnes qui se trouvent dans une situation de grande souffrance et pour leurs familles. »

Carolina Darias, Ministre de la Santé d'Espagne

Le passage de cette loi marque la fin d’un grand combat pour le droit à mourir dans la dignité, une épopée qui ne fut pas sans embûches notamment dans un pays aux fortes racines catholiques. Les débats autour des questions sociétales ont souvent été parasités par l’héritage de la période franquiste aujourd’hui incarné par une partie de l’extrême droite espagnole. En effet, il a fallu attendre jusqu’en 2010 pour que les femmes espagnoles aient le droit d’interrompre leur grossesse jusqu’à 14 semaines sans justification alors qu’en France l’Interruption Volontaire de Grossesse a été dépénalisée en 1975 par la loi Veil. La religion catholique qui considère la vie comme sacrée compare l’avortement à un meurtre et réprouve fortement le suicide. Pourtant en 2021, la pression religieuse n’a pas été assez forte pour contrer la volonté du gouvernement. Cela n’a pas empêché l’Eglise catholique de réagir et de dénoncer la légalisation de l’euthanasie comme permettant « une forme d’homicide » et a accusé l’état de « devenir responsable de la mort infligée ».  On a pu voir certains militants défiler déguisés en faucheuses et arborant des pancartes où l’on pouvait lire « Matar no es progresista », « Tuer n’est pas progressiste ».

https://www.la-croix.com/Monde/Pourquoi-debat-leuthanasie-resurgit-Europe-2021-03-19-1201146528

Pour que le l’euthanasie soit décidée, plusieurs conditions devront être réunies. La demande pourra être faite par un patient “capable et conscient” et devra être reconduite 15 jours après pour vérifier qu’il n’a pas changé d’avis. Un collège  de deux médecins ainsi qu’une commission d’évaluation seront chargés d’approuver la demande et n’importe quel professionnel de santé pourra faire jouer son « objection de conscience » et se retirer. Cette procédure ne pourra être appliquée que si le patient a la nationalité espagnole et si il est porteur « d’une maladie grave et incurable » ou souffre de douleurs « chroniques le plaçant dans une situation d’incapacité » et il conviendra également de s’assurer que la demande est faite sans pression extérieure. Le gouvernement rappelle aussi que même à sa demande, tuer un patient n’est jamais le but d’un médecin et que cette solution ne peut être utilisée que pour éviter une souffrance intolérable. 

Un sujet qui divise  

S’il n’y a que six pays qui l’ont légalisée, c’est que l’euthanasie fait encore débat dans le monde entier. Dans certains états, ce sont les religions qui empêchent les avancées sur le sujet. D’autres ne peuvent tout simplement pas imaginer que les médecins puissent endosser la responsabilité de mettre fin à une vie même si cela se fait dans des dispositions très spécifiques. Mais d’un autre côté, l’euthanasie permet aux malades qui voient la qualité de leurs conditions de vie très diminuées de mourir dans la dignité, ce qui est parfois la seule aspiration qui leur reste. Cela relève aussi de la liberté de chacun de choisir comment et quand il veut mourir. En 2018, Jacqueline Jencquel, une femme de 74 ans « heureuse et qui ne souffre pas d’une maladie incurable », avait annoncé la programmation de son suicide médicalement assisté pour le début de l’année 2020. Elle souhaitait promouvoir son droit à mourir de la façon dont elle le souhaitait avant de voir son état de santé empirer à cause de la vieillesse. Depuis, la militante française a finalement annoncé qu’elle avait décidé de renoncer à son projet pour continuer à profiter des joies de la vie. 

https://www.facebook.com/watch/?v=278078672853475

Si le sujet divise des pays entiers, il divise aussi des familles. En France, le symbole de la lutte pour la liberté sur les choix de fin de vie est Vincent Lambert. En 2008, après un terrible accident de la route, l’infirmier plonge dans un état végétatif chronique dit syndrome d'éveil non-répondant. Malgré son état, il est établi que le patient continue de percevoir la douleur ainsi que les émotions et est nourri de manière artificielle. En 2012, son équipe médicale commence à percevoir des signes de refus de vie et un an plus tard les médecins décident de cesser de l’alimenter pour que sa vie prenne fin. En apprenant le lancement de cette procédure, les parents de Vincent Lambert saisissent pour la première fois la justice. S’en suit un long combat judiciaire entre la femme du patient soutenue par les médecins et ses parents, catholiques traditionnalistes, qui ne vouailent même pas considérer la possibilité de laisser leur fils mourir. La Cour Européenne des Droits de l’Homme est même saisie en 2014 par la famille et l’affaire prend des proportions considérables. Après des années de procédures judiciaires acharnées, l’arrêt des soins est décidé le 20 mai 2019 avant d’être stoppé plus tard dans la journée. Il faudra attendre la décision de la Cour de cassation du 2 juillet 2019 pour que ses soins soient finalement stoppés et que Vincent Lambert s’éteigne.

Le combat autour de la situation de Vincent Lambert a eu beaucoup de répercussions puisqu’il a été très médiatisé et a touché le pays entier. Peu avant le décès de l’infirmier, une enquête ISPOS a été menée révélant que 96% des Français étaient favorables à la légalisation de l’euthanasie. On note une très grande évolution des mentalités sur ce sujet sociétal qui prend de plus en plus de place dans le débat public. 

L'évolution des débats

 Depuis ces dix dernières années, on remarque aussi une très grande médiatisation de ce sujet dans le monde entier. Le débat fait l’objet de nombreuses prises de position dans la société civile française, ainsi le philosophe et essayiste Michel Onfray apporte un témoignage personnel évoquant le décès de sa compagne des suites d’un cancer dans un article du “1” titré “je l’ai fait tuer” car l’euthanasie est parfois pratiquée dans un secret partagé entre certaines familles et les équipes soignantes, mettant les médecins en danger par rapport à la loi. “Certes l’euthanasie est interdite. Sauf pour ceux qui ont de l’argent et peuvent aller en Suisse ou ont des amis médecins qui les aideront. Nous avions, hélas, depuis le temps, des amis médecins. L’un d’entre eux a fait le nécessaire. [...] La question n’est plus pour ou contre l’euthanasie, puisqu’elle est régulièrement pratiquée en catimini, dans le silence et le secret, en douce, par compassion des médecins et par amour pour ceux qui veulent qu’à la mort qui suffit bien, on n’ait pas besoin d’ajouter le spectacle de sa mort à celui qui va mourir. L’agonie n’est bonne à rien.”.

On note aussi une certaine appropriation culturelle du sujet, de plus en plus traité dans des séries médicales à succès comme Grey’s Anatomy. Ces émissions donnent une image plus romancée et tragique des souffrances et de la mort en général. De façon plus étonnante, l’euthanasie peut même être abordée de façon humoristique. C’est ce qu’a essayé de prouver Bertrand Usclat dans un épisode de sa série de parodies de reportages du média Brut intitulé “Broute”.  De son côté aussi, le chanteur Frédéric Fromet, accompagné par la comédienne Constance, a souhaité traiter de l’euthanasie en interprétant une reprise de la célèbre chanson de Dalida “Laissez-moi danser” subtilement intitulée “Laissez-moi clamser”. Comme cela a pu être le cas pour le droit au mariage homosexuel ou encore pour l’avortement, on assiste à une évolution des mentalités.

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L’Euthanasie dans le monde

Si en France le débat a fortement évolué depuis ces dix dernières années, seuls quatre pays en Europe ont effectivement légalisé la pratique de l’euthanasie. Les autres nations ne sont pas totalement opposées à la pratique du suicide médicalement assisté pour autant. Plusieurs d’entre eux comme la France acceptent l’arrêt des traitements par le personnel médical dans certains cas très particuliers. Les législations distinguent principalement l’euthanasie active, qui intervient lorsque le patient fait la demande de suicide médicalement assisté, de l’euthanasie passive qui constitue en l’arrêt des soins par l’équipe médicale. Dans tous les pays dans lesquels la législation est souple, une grande importance est faite aux directives de fin de vie. Dans la mesure du possible, les médecins se doivent de les respecter même si cela signifie parfois l’arrêt des traitements. Il reste tout de même une très large partie du monde qui interdit strictement ces pratiques, souvent pour des motifs religieux. 

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  • Etats-Unis

Dans la plupart des états, du pays, l’euthanasie est illégale. Tout comme l’application de la peine de mort ou encore les programmes scolaires, les législations quant à l’euthanasie varient entre les cinquante états de la première puissance mondiale. Aujourd’hui, ils sont huit à avoir légalisé le suicide médicalement assisté qui reste interdit dans le reste du pays. C’est l’Oregon qui a ouvert la voie en 1995 avant d’être rejoint par l'État de Washington, le Montana, le Vermont, la Californie, le Colorado, Hawaï et en 2019 le New Jersey. Tout comme pour l’avortement, les sujets qui touchent à la mort peuvent être très mal reçus dans certains états en particulier dans le sud. On y retrouve beaucoup de militants religieux qui protestent contre ces avancées qui sont selon eux contraires aux principes portés par les textes sacrés. Ainsi plusieurs lobbys et associations de médecins comme la World Medical Association ou encore l’American College of Physician se battent contre la légalisation des différentes pratiques du suicide médiaclement assisté.

  • Suisse

Si l’euthanasie active n’est pas légale en Suisse, l’euthanasie passive et le suicide médicalement assisté sont pratiqués. Dans cette situation, l’équipe médicale met en place un dispositif qui permettra au patient de mourir mais qu’il devra actionner par lui-même. Juridiquement, seules trois conditions sont requises pour que le malade puisse y avoir recours. Il faut que le patient soit doté de discernement, qu’il puisse s’administrer lui-même la dose létale et qu’il soit accompagné par un aidant qui n’a pas de mobile égoïste. Ces conditions d’accès très souples expliquent pourquoi beaucoup d’Européens, notamment des Français, voyagent jusqu’en Suisse pour bénéficier de cette législation qui n’est pas encore en vigueur dans la plupart des pays. Tous ces cas sont gérés par des associations qui prônent le droit de mourir avec dignité. Elles sont chargées d’établir plusieurs rendez-vous avec le patient pour vérifier son admissibilité et de s’occuper des procédures administratives. Ces opérations ont la réputation d’être très coûteuses (il faut compter 9 000€ en moyenne) et ne sont donc pas à la portée de toutes les bourses. Cela cause donc d’importantes discriminations entre les malades qui ont les moyens de « s’offirir » le suicide médicalement assisté et les autres. 

  • France 

En France, les dispositions relatives à l’euthanasie sont encadrées par deux lois : la loi de 2002 sur le droit des malade et la loi Clayes Leonetti depuis 2016. Ces textes interdisent l’euthanasie active et empêchent les médecins de pratiquer une “obstination déraisonnable” dans le soin des malades en fin de vie. Le but est de trouver un équilibre en empêchant des souffrances inutiles tout en mettant tout en œuvre pour garder le patient en vie. Dans les faits, cela signifie que les médecins ont le droit de réduire ou arrêter le traitement d'un malade en fin de vie, même si cela doit entraîner sa mort. Si le patient n’est pas en mesure de demander l’arrêt des traitements, l’équipe médicale doit alors faire appel à sa famille ou à une personne de confiance. Au contraire, si la demande est émise par le patient "en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable", les médecins n’ont pas le choix que de respecter sa demande. La législation en vigueur aujourd’hui pourrait bien être bientôt modifiée puisque une proposition de loi émanant d’Olivier Falorni (groupe Libertés et Territoires) pour « donner le droit à une fin de vie libre et choisie»  sera débattue le 8 avril à l’Assemblée nationale.

  • Portugal 

Le 29 janvier 2021, le parlement portugais avait autorisé avec une large majorité le droit à l’euthanasie ou au suicide asssisté en cas de « souffrance extrême » ou de « maladie incurable ». Dans la continuité d’une pétition ayant recueilli 100 000 signatures, les députés avaient pourtant rejeté le projet de soumettre la question au peuple dans un référendum. Cette nouvelle loi qui venait clore un débat qui animait le pays depuis ces dernières années en mettant fin aux peines de huit ans de prison pour ceux qui aideraient une personne à mourir a pourtant été retoquée et annulée par la Cour constitutionnelle le 12 mars 2021 en attendant son renvoi devant les députés. Pour le moment, seul l’arrêt des traitements, l’euthanasie passive, est tolérée dans certains cas dits “désespérés”. Comme en Espagne, des associations catholiques, comme la Fédération Portugaise pour la Vie, militent activement contre la légalisation de l’euthanasie. Des personnalités avaient également soutenu cette position comme le sélectionneur national de l’équipe de football, Fernando Santos.

  • Allemagne 

Depuis 1998, administrer un médicament mortel même à un patient en phase terminale est condamnable. Pourtant, l’euthanasie passive est tolérée si elle résulte de la volonté du malade. La législation précise que cette pratique ne peut pas intervenir si elle résulte d’un échange commercial. Pour lutter contre cela, une loi a été votée en 2015 contre “la promotion commerciale du suicide”, un délit passible de trois ans de prison. Des groupes politiques allemands continuent à se battre pour l’autorisation du suicide médicalement assisté jugé inconstitutionnel. La politicienne Katrin Helling-Plahr, membre du parti libéral-démocrate allemand, avait à cette occasion déclarée que “toute personne capable de prendre des décisions pour elle-même devrait également pouvoir décider quand elle veut mourir”. Beaucoup d’Allemands restent encore hostiles à la légalisation de l’euthanasie notamment pour des raisons historiques. 300 000 personnes handicapées et souffrant de troubles psychologiques avaient été les victimes des crimes nazis pendant la seconde guerre mondiale. Le sujet est donc encore trop sensible pour beaucoup d’allemands pour être débattu aujourd’hui. 

  • Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, la législation est très stricte quant à l’utilisation de l’euthanasie et à celle du suicide médicalement assisté. En effet, ces deux pratiques sont complètement interdites dans le pays mais la loi s’adapte et l’interruption des soins est dans certains cas autorisée. En 2020, un patient a pu être placé dans un coma artificiel, privé d'alimentation et d'hydratation jusqu'à sa mort malgré les lois en vigueur. Même s’il ne souffrait pas d’une maladie incurable et qu’il n’était pas en phase terminale, le tribunal a tout de même donné son aval à l'équipe médicale pour le laisser mourir, dans le but de respecter ses dernières volontés et estimant qu'il en allait de son “meilleur intérêt”.

La Covid-19 peut-elle tout changer ? 

Depuis le début de l’épidémie meurtrière de Covid-19, l’utilisation des dispositions de fin de vie a pu être reconsidérée par les médecins ou par les patients eux-mêmes. Le virus qui a déjà tué plus de 2,75 millions de personnes dans le monde a changé la donne en matière d’euthanasie et de suicide médicalement assisté. Pour abréger les souffrances, notamment celle des aînés, un décret a été pris en mars 2020 pour autoriser le recours à des médicaments de soins palliatifs, assimilé à l’euthanasie. Parmi eux, le Rivotril, anxiolytique utilisé dans le traitement de l'épilepsie habituellement interdit en médecine de ville et dans les Ehpad. Avec la Covid-19, la législation a donc été fortement assouplie, de manière à éviter l’acharnement thérapeutique. Le personnel médical s'est indigné de cette décision qui va à l’encontre des principes de la déontologie médicale. Tous les membres du personnel de santé doivent respecter le serment d’Hippocrate à travers lequel ils s’engagent à mettre tout en œuvre pour sauver la vie de leurs patients.

 De nombreux médecins avaient l’impression qu’on les incitait à pratiquer une euthanasie maquillée. "On a abrégé les souffrances des gens. Moi, j'appelle ça l'euthanasie, poursuit-elle, extrêmement choquée. Qu'on ait osé nous demander de piquer nos patients pour les faire partir plus vite, c'est insupportable”, a déclaré une médecin d'Ehpad public dans le documentaire “Pièces à conviction” diffusé sur France 3 le 18 novembre 2020. 

Le confinement a aussi eu un certain impact sur la tenue des procédures d’euthanasie puisque l’accès aux infrastructures médicales était très restreint. Beaucoup de patients ont alors dû renoncer à avoir recours à ces pratiques alors qu’ils en avaient besoin et qu’ils pouvaient légitimement y prétendre. 

On imagine aussi que l’épreuve que nous sommes en train de traverser va changer les mentalités et l’opinion globale sur l’euthanasie. Le risque est que cette pratique soit moins admise qu’avant l’apparition de la Covid-19, un virus qui a tué des millions de personnes qui ne pouvaient pas toutes être sauvées. Dans les mois et années à venir, cet argument pourra même être utilisé par les associations qui luttent activement contre toutes les formes d’euthanasie et de suicide médicalement assisté.

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