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Homophobie : l'Assemblée nationale vote un nouveau délit contre les "thérapies de conversion”

Les députés français ont voté hier un texte réaffirmant l’interdiction des “thérapies de conversion”. Ces pratiques visent à imposer l’hétérosexualité aux personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT). Votée en première lecture, cette loi de la députée Laurence Vanceunebrock (LREM) prévoit un délit spécifique contre les “thérapeutes ou religieux qui prétendent guérir les homosexuels”. La loi a largement fait l’unanimité au sein de l'hémicycle qui a voté à 115 voix pour et 0 contre. "Les pratiques comportements ou propos répétés visant à modifier ou réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne et ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale seront punis d’une peine de deux ans d’emprisonnement ainsi que 30 000 euros d’amende", selon le texte. La sanction peut être plus ferme en cas de circonstances aggravantes, si la victime est mineure par exemple. Dans ce cas, la peine peut aller jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

La ministre déléguée de l'Égalité Elisabeth Moreno a estimé que cette loi “peut sauver des vies. Il n’y a rien à guérir. Être soi n’est pas un crime, on ne doit pas chercher à modifier l’identité de genre ou l’orientation sexuelle des personnes”Venues des Etats-Unis, cette pratique considérée comme “moyenâgeuse” et peu connue en France, est difficilement quantifiable. Néanmoins, Laurence Vanceunebrock et l’Insoumis Bastien Lachaud avaient évoqué “une centaine de cas récents”, et s’alarmaient de “l’augmentation des signalements”, lors d’une mission parlementaire en 2019. À cette époque, ils avaient décrit des traitements par “hypnose”, “hormones”, voire “électrochocs”, des dérives “religieuses” entre “appels à l’abstinence” et séances “d’exorcisme”, ou le recours aux “mariages forcés” hétérosexuels. Cette fois-ci, la députée Laurence Vanceunebrock a voulu créer un délit spécifique pour ces pratiques afin de soutenir les victimes face à la difficulté de porter plainte et mieux prendre la mesure du phénomène. Reste désormais à savoir si le texte entrera en vigueur puisque le Parlement achèvera ses travaux fin février en raison de l’élection présidentielle.

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