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Le Parlement adopte la loi contre la maltraitance animale

La Parlement a adopté définitivement, jeudi 18 novembre, via un vote du Sénat, la loi contre la maltraitance animale. Ce dernier vote a été acquis par 332 voix pour une contre et dix abstentions. Dans cette loi figurent l'interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques et delphinariums, la fin de la vente de chiots et chatons en animalerie, et des peines durcies pour sévices ou abandons. La majorité LREM-Agir vante une nouvelle "étape historique du combat pour la cause animale", à l'unisson des associations de protection. Le Parti animaliste salue cette loi même s'il aurait souhaité aller plus loin. "La condition animale n'est ni une lubie d'urbains en mal de nature ni une mode passagère, mais un sujet auquel un nombre croissant de Français sont sensibles et irréversiblement politique", avait clamé mardi le co-auteur de la proposition de loi Loïc Dombreval (LREM). Mais pour certains, cette proposition de loi écarte de nombreux sujets liés à la maltraitance animale : “la proposition de loi ne s'attaque pas à la maltraitance animale dans son ensemble", fustigent les députés Olivier Falorni (Libertés et territoires) et Bastien Lachaud (LFI), selon qui la chasse en particulier "aura été particulièrement cajolée pendant ce quinquennat”. "Beaucoup reste à faire, notamment contre l'élevage industriel, ce qui nécessite un changement de modèle agricole", a de son côté plaidé le sénateur écolo Daniel Salmon.

Un Français sur deux possède un animal de compagnie, mais plus de 100 000 bêtes sont abandonnées chaque année. Pour éviter les achats impulsifs, un "certificat d'engagement et de connaissance" sera délivré avant toute acquisition. La vente de chiots et chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024 et la présentation des animaux dans les vitrines ne sera plus permise. La vente d’animaux en ligne sera quant à elle mieux encadrée. En ce qui concerne les sanctions pénales, le fait de tuer un animal de compagnie volontairement sera désormais un délit et non plus une simple contravention. Les personnes condamnées pour maltraitance devront désormais suivre un stage de sensibilisation.

Sujet à discorde, le devenir du millier d'animaux sauvages dans les 120 cirques itinérants actuels a fait l'objet d'un compromis. Il sera interdit de les présenter au public d’ici à deux ans et de les détenir d’ici à sept ans. "Comment on va faire pour nourrir nos animaux pendant sept ans et en même temps engager une reconversion, c'est impossible", rétorque William Kerwich, président du syndicat des capacitaires des animaux de cirque et de spectacle. "Il s'agit d'une loi arbitraire, car il n'y a pas de maltraitance animale dans nos cirques", a-t-il affirmé à l'AFP. Il a également promis une mobilisation de la profession lundi prochain. Enfin, la détention de cétacés dans les delphinariums, soit 21 dauphins et quatre orques en France, sera quant à elle exclue dans un délai de cinq ans.

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