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Panne des numéros d’urgence : les premières mesures gouvernementales

Dans la nuit du 2 au 3 juin, une panne des numéros d’urgence sur l’opérateur Orange avait suscité la colère et l’émoi, du fait de la mort de plusieurs personnes. Pendant de longues heures, il avait été impossible pour certains de contacter les services de secours. Selon Orange, un dysfonctionnement du logiciel serait en cause. Dans son rapport, l’entreprise précise “qu’environ 3 millions d’appels n’ont pas été acheminés, dont 11 800 appels vers les numéros d’urgence, n’ont pas été distribués aux services en question. L’enquête confirme qu’il s’agit bien d’un dysfonctionnement logiciel.” Le rapport de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) explique que leur système de communication “n’est pas distinct de celui permettant l’acheminement des appels classiques, et ne fait pas l’objet d’un traitement ou d’une supervision nationale spécifique.” Selon leur analyse, “pour permettre une augmentation de capacités d’appels, l’opérateur a déclenché un bogue logiciel préexistant sur les équipements. Celui-ci a ensuite bloqué les équipements et les a rendus incontrôlables.

Le rapport conclut que la panne était due à “l’absence de procédures de tests avant la mise en production lors des manipulations réalisées.” Quant à la gestion de la crise, Orange n’a pas réussi à appréhender efficacement “les effets du dysfonctionnement sur les services d’urgence, ce qui a affecté la remontée d’informations en interne ainsi que vis-à-vis des autorités publiques." Cet été, une commission ministérielle sera mise en place pour apporter des mesures efficaces, “prenant en compte les recommandations du rapport.” Cela inclut “la mise en œuvre d’une supervision technique spécifique et d’un système de remontée d’alerte spécifique aux appels d’urgence, ainsi que la mise en œuvre d’une structure de collaboration avec les opérateurs tiers en cas d’urgence, ou encore la réalisation de tests lors de l’introduction de nouvelles méthodes.” Un “renforcement du cadre réglementaire applicable en matière de sécurité et de résilience de l’acheminement des appels d'urgence" est attendu pour la rentrée 2021. Enfin, un exercice de crise devra avoir lieu d’ici six mois pour vérifier l’amélioration des services. 

Maud Baheng Daizey

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