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Point de vue

Carlos Alcaraz, l’étoile montante du tennis espagnol ?

L’Open d’Australie a débuté il y a quelques jours à Melbourne et déjà quelques matchs ont donné le ton de ce qui nous attend sur le premier tournoi du Grand Chelem de l’année, mais un joueur attire particulièrement l’attention des spécialistes : Carlos Alcaraz. Ce nom sonne sûrement creux dans l’oreille de certains mais l’ascension de cet espagnol de 17 ans est fulgurante. Coaché par l’ancien vainqueur de trois Coupes Davis, Juan Carlos Ferrero, la nouvelle pépite est passée par l’académie de Rafael Nadal avec lequel il a échangé quelques conseils et balles avant le début des hostilités à Melbourne.

Un style entre Nadal et Federer

Même s’il s’en défend, le jeune originaire de Murcie a clairement dans l’attitude des airs de son glorieux aîné ainsi qu’une audace et un sang-froid pour le moins épatants pour son âge.

Sans parler d’une lecture du jeu assez époustouflante qui pousse ses adversaires à la faute et les oblige à jouer le coup supplémentaire pour marquer le point. Sur ce plan aussi, Carlos Alcaraz rappelle Rafael Nadal, dont la tactique a été sa spécialité tout au long de sa carrière.

Selon un consultant tennis pour une chaîne française bien connue, il est clairement le joueur à suivre en ce moment et le sera probablement toute cette saison malgré son élimination au deuxième tour de l’« Australian Open » par le Suédois Mikael Ymer.

La précision de son coup droit ainsi que la qualité de son « passing » sont ses points forts et là aussi, il n’échappe pas à la comparaison avec celui que l’on considère comme le plus grand joueur de tous les temps, Roger Federer.

 

« il peut intégrer le Top 50 en 2021»

 

Cette phrase sort de la bouche de son entraîneur, Juan Carlos Ferrero, qui suit sa progression depuis 2019 et attend beaucoup de lui.

L’ancien vainqueur de Roland Garros, interviewé par un média espagnol, a affiché les ambitions de son protégé pour la nouvelle saison : intégrer le Top 50 et jouer Wimbledon cet été, lui qui compte déjà trois titres en Challenger et figure au 145è rang du classement ATP.

Sur son poulain, il est affirmatif : « Il lui reste beaucoup de choses à améliorer, mais il est humble et travailleur et sait rester calme sur les points importants. Il faut qu’il continue ainsi dans sa vie hors du cours, car cela influence son tennis. »

Si Ferrero est aussi exigeant, c’est qu’il y a de quoi : à 16 ans, en juin 2020, Carlos Alcaraz a remporté sa première victoire sur le circuit professionnel aux dépends de son compatriote Albert Ramos-Vinolas. Fait rarissime mais pas nouveau : le dernier joueur a avoir réalisé cette performance n’était autre que… Rafael Nadal en 2002 à l’âge de 15 ans.

 

Nadal, pas un fardeau pour lui

 

S’il ne veut pas de la comparaison affichée par les médias, certes flatteuse, Alcaraz ajoute que l’évocation du multiple vainqueur de Roland Garros n’est pas un sujet de stress chez lui. Il a pris des conseils auprès du Majorquin pendant son séjour australien et compte s’en servir pour la suite de sa carrière.

 

Une précocité qui doit être canalisée

 

Si son potentiel est prometteur, le jeune ibère n’est pour autant pas seul à l’être sur le circuit. S’il peut faire des dégâts à l’avenir, certains journalistes posent tout de même des réserves. En effet, si beaucoup ont été impressionnés par ses débuts tonitruants, ils restent sur leurs gardes, à l’image d’un consultant pour une chaîne australienne qui donnait un avis plus nuancé après sa défaite contre Mikael Ymer, mercredi : « Il est intéressant, il a fait un très bon premier set mais a perdu petit à petit le fil ensuite. Son tennis est très offensif et il commet de nombreuses erreurs. Son jeu est trop lisible par moments et il monte trop souvent au filet. On voit qu’il doute de rien et ça lui fait perdre sa lucidité. Mais il est très jeune, il a le temps de se canaliser. »

L’avenir nous dira si Carlos Alcaraz, si précoce, va être capable de conserver ce niveau de jeu et de gagner en constance au fil des rencontres, la concurrence étant féroce chez les messieurs, beaucoup de jeunes se sont éteints au fil des années après avoir réalisé un exploit à leurs débuts.

 

Une concurrence plus forte chez les messieurs

 

Si la NextGen a mis du temps à s’installer dans le Top 5 mondial, elle est aujourd’hui hiérarchisée. Mais combien de joueurs plafonnent depuis des années au sein du Top 50 ? Si on prend l’exemple du canadien Denis Shapovalov qui avait battu Rafael Nadal à 17 ans lors de la Coupe Rogers de Montréal en août 2017 et présenté comme la future attraction de la petite balle jaune, il s’avère qu’aujourd’hui et malgré toutes les louanges qu’il peut recevoir, il a longtemps stagné dans les vingt premières places et n’a intégré le Top 10 qu’en septembre dernier.

A 21 ans, il n’a encore aucun tournoi majeur à son actif.

Alors on souhaite à Carlos Alcaraz de connaître la réussite, mais on se doit de temporiser car seul le temps nous dira s’il est capable de devenir le prochain numéro un sur la planète tennis.

 

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