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Gary Suiter : Le pire joueur de Basket de l’histoire !

Son nom ne parle certainement pas au plus grand nombre, pourtant Gary Suiter qui a évolué en NBA -le prestigieux championnat nord-américain de basket- peut sans aucun doute s’accaparer le trophée de pire joueur de l’histoire d’un sport professionnel. Rencontre avec le WOAT, the worst of all time (le pire de toute l’histoire). 

Gary Suiter n'aura joué au final qu’une seule saison dans la prestigieuse NBA, celle de 1970-1971. Non drafté en 1969, Suiter débarque pourtant l’année suivante chez les Cleveland Cavaliers, la seule équipe à avoir offert une chance à ce pivot de 26 ans culminant à 2,06 m. Une véritable aubaine pour le natif d’Albuquerque, moins pour le club qui ne savait pas encore que ce joueur allait lui faire vivre une bien drôle de saison. Si l’on s’en tient aux seules statistiques, sur 30 matches disputés en 1970 avec les Cavaliers, Suiter a tourné à un 1 point de moyenne par match et un seul petit rebond. Ces maigres chiffres ne suffisent toutefois pas à en faire le pire joueur de l’histoire, il faut pour cela se tourner vers le caractère et le comportement de Gary pour tout doucement saisir l’ampleur du phénomène.

“J’aurais voulu que ses parents ne se rencontrent jamais…”

C’est très certainement Bill Fitch, coach de l’équipe des Cavaliers à l’époque qui en parlait le mieux. Lors d’une conférence de presse après une énième prestation grotesque de son joueur sur le terrain , il n’hésite pas à affirmer qu’il aurait préféré que les parents de Gary ne se soient jamais rencontrés. Les journalistes sont hilares, Fitch beaucoup moins. Cela fait déjà plusieurs semaines qu’il doit se résigner à contre-coeur de le titulariser suite aux nombreuses blessures dans son effectif. Après quelques rencontres, Fitch n’en peut plus de Suiter, qui en plus d’être désastreux sur un terrain se révèle être un drôle de phénomène en dehors. Le coach des Cavaliers ne compte pas les matches où son joueur s’est retrouvé enfermé, on ne sait trop comment, dans le vestiaire, manquant de ce fait une partie de la rencontre. Lors d’un déplacement en avion, c’est coincé dans les toilettes de l’appareil qu’ il rate le transfert de son équipe à l’hôtel. Une chambre d'hôtel, justement, aura été elle aussi le théâtre d’une nouvelle péripétie du garçon. Inquiet de ne pas le voir débarquer à l’entraînement et après avoir vérifié qu’il n’était ni coincé dans les toilettes ni dans le vestiaire, un membre du club se rend à sa chambre qui jouxte la salle. Il y découvre un Suiter assommé, le joueur de 2,06 m, en retard, s’était précipité vers la porte en oubliant de se baisser... 

Viré pour une bière et un hot-dog

Durant cette saison 1970, Gary en aura donc fait voir de toutes les couleurs à son staff, le point d’orgue est sans doute un briefing à quelques secondes d’un match, manqué pour une envie pressante de bière et de hot-dog. L’assistant coach l’ayant retrouvé devant un stand à l’entrée du stade.  Suite à cet épisode, Suiter cherche par tous les moyens, même les plus grotesques, à sauver sa peau. Un jour de décembre, le “front office” des Cleveland Cavaliers reçoit l'appel d'un "fan" demandant à le voir davantage sur le terrain. Au bout du fil, la réceptionniste reconnaît immédiatement  la voix de l'homme malgré ses tentatives pour la modifier : Suiter himself. Il profite également de ces dernières apparitions en draguant,  ouvertement, en plein match les coachs adverses pour qu’ils acceptent de l’enrôler dans leur équipe. Mais la réputation du bonhomme à déjà fait le tour du pays et bien évidemment aucun ne répond à l’appel.

50 dollars pour qu’une prostituée joue le rôle de sa femme

Son dernier jour chez les cavaliers est à l’image du personnage. Au moment de venir récupérer sa dernière paye chez les Cavaliers, Gary a appris qu'une règle permet aux joueurs mariés de se faire rembourser leurs frais de voyages. Célibataire, il propose pour 50 dollars à une prostituée de jouer ce jour là le rôle de son épouse. Le pot-aux-roses est vite découvert. Il n’en fallait pas plus, pour qu’ulcéré, son entraîneur, Bill Fitch, le jette, lui-même dehors. De l’aveu de ce dernier, il n’avait jamais connu pire expérience professionnelle que celle-ci. Si cet épisode prête à sourire, la fin de vie de Gary Suiter revêt, elle, une apparence plus dramatique entre alcool et jeu. C’est justement pour une dette de jeu qu’il se fera assassiner en 1982, au Nouveau-Mexique, à l'âge de 38 ans seulement. Une bien triste fin pour celui qui avait toujours rêvé de laisser une belle empreinte en NBA. 

 

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