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Point de vue

Karim Benzema, Roi de Madrid

Tout était pourtant bien parti, buteur dans le temps additionnel à l’aller, buteur de nouveau ce mercredi soir, Kylian Mbappé pensait vivre une nouvelle soirée étoilée. Il n’en a finalement rien été. Pire : le natif de Bondy a assisté, impuissant, au naufrage de son équipe totalement asphyxiée par un Real Madrid qui a su monter en intensité dans le second acte. Transformé par rapport à son non-match au Parc il y a trois semaines, Karim Benzema a cette fois sorti le grand jeu et inscrit un triplé en quinze minutes qui a permis au club merengue d’aller chercher sa place en quarts.

Paris, le cataclysme…

C’est un match qui risque de faire parler. Énormément. Au moins jusqu’en fin de saison et peut-être même davantage. La première question est la suivante : coutumier du fait, comment le club de la Capitale et sa constellation de stars a pu se saborder à ce point ? Déjà dans cet article concernant la demi-finale aller face à Manchester City en avril dernier, j’abordais le fait de l’incapacité des hommes de Mauricio Pochettino à gérer un score et plus embêtant encore : d’enchaîner deux mi-temps de même niveau. Ce mercredi soir, Paris a une nouvelle fois failli. Et peut-être pire que d’habitude…

Mbappé avait pourtant frappé le premier

Globalement dominateur et maître des débats dans le premier acte, le club parisien n’a jamais semblé en difficulté face à un Real privé de Casemiro et reconduisant un Toni Kroos - même affaibli - à son poste de prédilection. Craintif des contres emmenés par Marco Verratti, Neymar, Mbappé et relayés par Lionel Messi, le club Galactique n’a jamais été réellement en position d’inquiéter Donnarumma à l’exception de cette frappe soudaine de Karim Benzema flirtant avec le montant droit du portier italien (25’). Poison constant et lancé par Neymar en profondeur, Kylian Mbappé s’en allait battre Thibaut Courtois pour donner un avantage logique au vu des événements de la première période (0-1, 39’). Lionel Messi aurait pu, quelques minutes plus tôt, ouvrir son compteur depuis belle lurette au Bernabéu mais son lob astucieux filait devant le but madrilène (31’). Sans véritable répondant tactique et manquant d’inspiration offensive, le Real rentrait aux vestiaires sur le même score qu’il avait terminé le match aller.

Donnarumma fit dérailler la machine…

La seconde période reprenait sur un rythme similaire et une nouvelle fois trouvé par Neymar, Kylian Mbappé pensait même réaliser le doublé mais il était signalé hors-jeu (54’). Loin d’être mort, Madrid s’appuya sur Benzema dont le pressing faisait tergiverser un Donnarumma fébrile pour, sur une remise de Vinicius Jr, aller égaliser et relancer la rencontre (1-1, 61’). L’heure du crime, du fameux basculement, de la (re)tombée dans les vieux cauchemars du passé. On peut assez aisément sortir plusieurs synonymes de la nouvelle déroute du soir côté parisien. Car dans la foulée, l’international tricolore allait planter deux autres banderilles qui allaient tour à tour faire chavirer l’Estadio Bernabéu, profitant des erreurs défensives et surtout d’une certaine faillite mentale des hommes de Mauricio Pochettino. Un triplé donc, magnifique d’abnégation pour un joueur longtemps critiqué pour son comportement parfois douteux mais à la longévité exceptionnelle sous le maillot blanc.

La remontada 2

Mais le plus inquiétant se trouve dans le camp d’en face. La non-réponse au coup du chapeau de Benzema est assez terrible. Un nouveau naufrage, qui rappelle la fameuse humiliation subie au Camp Nou face au Barça en 2017 (4-0, 1-6), dont les divers journaux de la péninsule ibérique vont encore en faire leurs choux-gras. Et il va falloir assumer.

Question : la claque reçue ce soir est-elle pire que l’historique fessée reçue en Catalogne il y a cinq ans ?

Difficile à répondre en l’état… A l’époque, Paris n’avait pas Neymar ni Messi, et même pas Mbappé mais était parti chez les Blaugrana avec quatre buts d’avance et quelques garanties. La suite, elle, appartient tristement à l’histoire. Ce mercredi, on va plutôt ressortir les failles mentales des joueurs et sûrement trouver un coupable idéal. Gianluigi Donnarumma semble être le fusible parfait. Si en conférence de presse, son directeur sportif a mis en évidence une certaine faute de Karim Benzema sur lui amenant l’égalisation, il ne serait pas étonnant que la presse mentionne le pourquoi de la titularisation du portier italien dans ce rendez-vous si important pour le PSG.

“Gigi” est-il responsable de la défaite ? Sa bourde explique-t-elle à elle seule une telle déroute ?

Quid de joueurs comme Marquinhos et ses dix ans d’ancienneté au club, dont l’effondrement mental visiblement chronique a été significatif dans cette deuxième période ?

Sans oublier les intouchables Neymar, Messi ou même Di Maria, transparents dans l’urgence et incapables d’aller, comme le dit l’expression : “au charbon” quand les événements leurs sont défavorables. Paris avait la maîtrise, il n’a pas su être à la hauteur. Paris va une nouvelle fois être la risée de l’Europe, saura t’il y faire face lors des prochaines semaines ?

 

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