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La WTA renonce au circuit chinois pour 2022

La Women’s Tennis Association (WTA) a renoncé hier, par le biais de son président Steve Simon, à organiser les tournois de son circuit initialement prévus en Chine la saison prochaine, en réaction à l’Affaire Peng Shaui. Dans un premier temps disparue après avoir accusé l’ancien vice-premier ministre et haut responsable du PCC d’agression sexuelle à son encontre puis réapparue au détour d’une visioconférence avec le CIO et d’un tournoi ayant plus les contours d’une mise en scène qu’autre chose, la joueuse de tennis chinoise âgée de 35 ans est en apparence victime de pressions censoriales.

Plusieurs tournois suspendus et un sacrifice financier significatif

La WTA, l’organe qui régit le tennis féminin, a décidé de faire l’impasse sur les tournois de Pékin (Premier Mendatory), Wuhan (Premier 5), Zhengzhou (Premier), Tiajin, Nanchang et Guangzhou (International), et enfin Anning (WTA 125). Bien implantée en Chine, la WTA voyait également son Masters annuel réunissant les huit joueuses les mieux classées se disputer à Shenzhen et à Zhuhai. Cette décision courageuse intervient alors que la WTA réclame au régime chinois des preuves tangibles de liberté et de bonne santé de la joueuse sans avoir reçu à ce jour de retour favorable à cette requête.

« Nous sommes tout à fait prêts à retirer nos activités (de Chine) et à faire face à toutes les complications qui en découlent, parce que c’est plus important que les affaires. »

Steve Simon, président de la WTA.

Il s'agit là d'une décision qui implique un sacrifice important sur le plan économique. En effet, l’organisation se priverait d’environ 50% de ses revenus selon ses recettes anté-pandémie. Elle est assumée par Steve Simon : « Nous sommes tout à fait prêts à retirer nos activités (de Chine) et à faire face à toutes les complications qui en découlent, parce que c’est plus important que les affaires. »

La protection de joueuses avant toute autre chose

Cette décision a été prise avec la volonté de protéger les joueuses. « Au vu de la situation actuelle de l'affaire, je suis également très inquiet des risques que toutes nos joueuses et nos staffs prendraient si nous organisions des tournois en Chine en 2022. La WTA fera tout son possible pour protéger ses joueuses. »

L’année 2022 s’annonce cruciale pour la Chine. Hôte des Jeux olympiques d’hiver, Pékin compte mettre à profit ce grand rendez-vous pour marquer une nouvelle étape de son expansionnisme fulgurant, sur fond de controverses liées au non respect des droits de l’Homme (Ouïghours, censure, disparitions). Après la préparation des Jeux olympiques de 2008 marquée par les mouvements contre la répression du gouvernement d’Hu Jintao au Tibet, la Chine va devoir une nouvelle fois faire face à la gronde de celles et ceux qui lui reprochent d’être une dictature stalinienne.

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