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Le désastre Pirelli

Ce Grand Prix d’Azerbaïdjan est la course la plus folle de ce début de saison, spectacle, dépassement tout y était. Néanmoins, ce Grand Prix a été perturbé par deux violents accidents causés par des explosions de pneus.

La course aurait pu virer au drame au 31ème tour. Dans la longue ligne droite du circuit de Bakou, Lance Stroll perd le contrôle de sa monoplace et part s’encastrer dans le mur à près de 300 km/h. Dans cette portion du circuit, l’erreur de pilotage est tout de suite écartée. Deux hypothèses restent : la rupture d’une suspension ou l’explosion du pneu.

Après les ralentis, le pneu arrière gauche du Canadien semble avoir explosé. Alors qu’il était parti en pneus « durs », Stroll ne s’était toujours pas arrêté. L’usure de ses gommes pourrait être la raison de l’explosion des pneus.

Quelques boucles plus tard, alors en tête, Max Verstappen est victime de la même défaillance, le Néerlandais se crashe aussi dans le mur à plus de 300 km/h. Immédiatement, le pilote Red Bull allume sa radio et met en cause les pneus.

Également sur un long relai avec des "durs", Verstappen avait accumulé plus de 30 tours sur sa gomme. Avec deux accidents semblables, des questions se posent alors sur la solidité des pneus Pirelli.

« Pirelli dira que c’est à cause des débris »

Furieux, le leader du championnat, attaque le manufacturier après la course. « Pirelli dira que c'est à cause des débris. On n'a jamais le fin mot de l'histoire là-dessus. C'est dur, car la course a été facile. Nous étions confortablement en tête et maîtrisions la vitesse par rapport aux autres. Avant la voiture de sécurité, l'écart commençait à croître malgré le fait que je n'attaquais pas vraiment. »

« Je n'attaquais même pas avec ces pneus. Tout le monde prend cette trajectoire à chaque tour, donc à un moment, on se dit forcément que les débris n'y sont plus. Je ne pense pas [que les débris y étaient], même si Pirelli dira que c'était le cas. »

À la suite de ces déclarations, le responsable de Pirelli, Mario Isola est sous le feu des projecteurs. Le responsable de la marque de pneumatiques, a par la suite expliqué qu’une enquête serait ouverte afin de découvrir l’origine de cette défaillance, comme il l‘explique à Motorsport.com.

« De toute évidence, nous devons mener une enquête, c'est clair. Ce que j'ai recueilli jusqu'à présent n'est que des indications préliminaires. Il y a eu un dégonflement soudain à la fois pour Lance et pour Max, sans aucun avertissement. »

« C'était sur le pneu arrière gauche, qui n'est pas le plus sollicité ici, parce que c'est l'arrière droit [qui l'est normalement]. Et l'autre point, si nous parlons d'usure, [c'est que] le pneu le plus usé est le pneu avant droit. Ce n'est donc pas une question d'usure. »

« Un autre élément qui est important est que nous avons trouvé sur le pneu arrière gauche de Lewis Hamilton une autre coupure, assez grande. C'était au moment du drapeau rouge, donc dans le même relais où Max a eu son accident. Les voitures sont arrivées [dans les stands], ils ont démonté les pneus pour monter un nouveau jeu, nous avons vérifié les pneus usés et nous avons trouvé une coupure sur l'arrière gauche. »

« Heureusement, cette coupure n'a pas touché la structure. Et c'est pourquoi il n'a pas perdu de pression. Nous avons donc la preuve qu'un autre pneu avait une coupure. Les autres pneus qui ont été utilisés pendant la même durée, pendant 30, 32, 33 tours, ne montrent aucune preuve d'un problème potentiel. Voilà ce que je sais pour le moment. »

« L'autre étape est que, évidemment, nous allons envoyer les pneus par avion à Milan demain pour les analyser dès que possible. Et trouver la vraie raison qui peut être les débris, ou n'importe quoi d'autre. »

Bakou 2021, pas un cas isolé

Ce n’est pas la première fois que Pirelli est pointé du doigt. À plusieurs reprises, de nombreux pilotes se sont fait surprendre par l’explosion soudaine de leurs pneumatiques.

Au Grand Prix de Grande-Bretagne 2020, pas moins de 3 pilotes ont été victime d’une défaillance de leurs gommes à quelques tours de la fin. C’est d’ailleurs lors de cet événement que Lewis Hamilton, avait franchi la ligne d’arrivée sur 3 roues.

Très souvent, Silverstone et Spa sont le théâtre de problèmes de ce genre. En 2015, lors des essais libres, Nico Rosberg avait été victime de l’explosion d’un pneu, avant que Sebastian Vettel en soit, lui aussi victime en course (dans le dernier tour), lui coutant un podium.

Quoi qu’il en soit, il y a un problème avec les pneumatiques Pirelli, et il ne date pas d’hier.

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