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Interview

Les Jeux des Masters de Vichy sont de nouveau repoussés

Initialement organisés par le CNOSF en octobre 2020, les Jeux des Masters devaient avoir lieu entre ce 29 avril et le 2 mai à Vichy. Finalement, ils auront lieu du 1er au 3 octobre prochains. Son organisateur, Bertrand Vecten, nous explique le choix de la ville de Vichy, le nombre actuel de participants et les rôles des ambassadeurs…

Les Jeux des Masters ont été repoussés dans plusieurs mois à cause du contexte sanitaire, je suppose que vous êtes frustré de ne pas avoir pu repousser celui-ci d’une semaine seulement, sachant que beaucoup de choses viennent de rouvrir ?

Alors que l’événement devait avoir lieu en octobre 2020, on a décidé, en mai 2020, de le repousser en mai 2021. Au cours de l’hiver, fin février, on a vu que le contexte sanitaire n’était toujours pas bon. On s’est dit ‘‘autant repousser à octobre 2021 pour mettre toutes les chances de notre côté’’. Repousser l’événement de deux, trois semaines, un mois, cela ne sert pas à grand-chose vu le contexte sanitaire mondial.

L'évènement devait avoir lieu fin avril dernier, est-ce aussi pour que les sportifs profitent de l’offre culturelle de Vichy que vous avez repoussé l’événement à octobre 2021 ?

Effectivement, on a aussi choisi Vichy grâce à son offre extra-sportive, notamment touristique et culturelle. Cela permettra aux participants et à leurs accompagnants de pouvoir visiter la ville et la région pendant que le participant est aux Jeux des Masters.

Vous aviez lancé les inscriptions, combien en aviez-vous jusqu’à présent ? Selon vous, les Jeux Olympiques pourraient-ils avoir un impact sur la participation aux Jeux des Masters ?

On a toujours moins de 500 inscrits… On espère en avoir plus ! Non, les Jeux Olympiques d’été ne vont pas avoir d’incidence sur la participation des sportifs aux Jeux des Masters, où il y aura peut-être des ambassadeurs comme des athlètes olympiques qui pourraient peut-être venir aux Jeux des Masters après pour faire de la représentation ou faire un petit peu de relation publique.

Ce qui aurait une incidence, c’est que les clubs et associations puissent rouvrir, que les gens se remettent à faire un peu de sport, qu’ils se remettent à s’entraîner, qu’ils aient un peu plus de visibilité, qu’ils soient vaccinés, que cette crise sanitaire s’éloigne. Si tous les Français sont vaccinés, cela aura un gros impact sur la reprise du sport et la participation à des événements. Le vrai enjeu, il est là en fait mais personne ne le maîtrise.

Comment la ville de Vichy a-t-elle été choisie ?

Le CNOSF a lancé un appel à projet à toutes les villes et agglomérations de France. Il y a eu plusieurs candidatures. Certaines villes ont été écartées et on a visité les autres. Et on s’est arrêté sur Vichy parce qu’il y avait une forte volonté de la ville. Il y a des infrastructures super concentrées et très qualitatives, ce qui nous permettait de faire plusieurs épreuves au même endroit. Les concurrents peuvent participer à plusieurs épreuves sans avoir besoin de prendre la voiture ou de se déplacer d’un point à un autre de la ville. Le centre omnisports est juste unique, c’est le seul en France à être comme ça ! On ne s’en rend pas compte mais Vichy est la ville de France qui est capable d’accueillir le plus de disciplines : 23 olympiques et 17 paralympiques peuvent être pratiquées. Vichy est au coude-à-coude avec l’INSEP (Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance), si elle n’est pas meilleure.

Je suppose que vous avez déterminé les sports que les participants pourront choisir en fonction de la ville… Bien sûr, nous nous sommes adaptés aux spécificités de Vichy. Il y avait une volonté de la municipalité d’animer la rivière. Vichy est une ville d’eaux, avec l’aviron et le ski nautique. Le lac d’Allier est agréable et il y a un club de paddle près de La Rotonde donc on s’est dit ‘‘on va faire une épreuve dessus.’’ Pareil pour le disc-golf, je ne connaissais pas ce sport avant de venir à Vichy. Quand on m’a dit qu’il y avait un parcours de disc-golf, on a rencontré le président du club, on a appris que c’était l’un des plus beaux {parcours} de France. Ça ne me surprend pas parce que le centre omnisports et le parc arboré sont juste magnifiques. On fait donc une épreuve de disc-golf.

L’épreuve de cyclisme va jusque dans la montagne bourbonnaise donc oui, on s’est adapté aux spécificités locales.

La météo en octobre peut-il perturber ces choix ?

On avait une crainte au mois de mai (NDLR : fin avril) parce qu’apparemment, les conditions météo sont meilleures début octobre que début mai à Vichy, notamment le lac de l’Allier. Parce qu’un an sur trois, l’Allier est en crue avec un débit assez important sur Vichy. Du coup, il y avait une crainte par rapport à la natation en eau libre et au paddle. Et là, en octobre, nous n’aurons plus cette crainte, sauf s’il y a beaucoup d’orages lors de la deuxième quinzaine de septembre.

Mais bon, a priori, le niveau de l’eau est plutôt bas à la fin de l’été. Ce qui n’est pas le cas en mai à la fin de l’hiver en général avec la fonte des neiges où le niveau de l’eau est quand même plus élevé en avril-mai qu’en octobre.

S’ils sont disponibles et qu’ils veulent venir début octobre, ils sont les bienvenu.e.s

Bertrand Vecten, organisateur des Jeux des Masters

Vous avez 4 ambassadrices (Gévrise Émane, Astrid Guyart, Ayodele Ikuesan, Marie Martinod) et 1 ambassadeur (Romain Girouille) : certain.e.s étaient-ils plus faciles à avoir que d’autres : quels étaient les critères pour devenir ambassadeur.drice ?

Ce sont des athlètes assez proches du CNOSF. On a eu un contact facile. Ils sont à la commission des athlètes de haut-niveau (CAHN), dont sa présidente Astrid Guyart.

Quels sont leurs rôles ?

Leur rôle est de communiquer sur les réseaux sociaux en partageant les publications qui concernent les Jeux des Masters. Ils vont poster une petite vidéo où ils donneront quelques conseils sur l’entraînement, sur la préparation, sur la récupération, sur la nutrition… On leur donne carte libre.

Viendront-ils à Vichy rencontrer les participants et peut-être participer ?

S’ils sont disponibles et qu’ils veulent venir début octobre, ils sont les bienvenu.e.s. On les accueillera, on leur proposera de participer et de rencontrer le public. Et puis, s’ils ne peuvent pas venir, ce n’est pas grave. On sait que c’est très contraignant et qu’ils n’ont pas de visibilité sur leur planning en octobre après les Jeux Olympiques. En fonction de leurs résultats, leur planning sera plus ou moins complet. Certains, retraités notamment comme Gévrise Émane, pourraient avoir plus de temps que d’autres.

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