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Point de vue

Mandanda, le retour en grâce

Il est là, il est de retour. Nul besoin de mentionner chacune des parades décisives qu’il a eues à réaliser ce jeudi soir devant le bouillant public de Salonique, Steve Mandanda a brillé, et plus d’une fois. L’OM, sérieux, globalement dominateur et vainqueur sur la plus petite des marges (1-0) grâce à un Dimitri Payet froid de réalisme, peut dire merci à son portier qui a su écoeurer les velléités grecques.
 

Une condition physique et confiance retrouvées

 

Et dieu sait s’il revient de loin. Celui qui aura gardé les cages olympiennes plusieurs centaines de fois dont il est d’ailleurs recordman au nombre de matchs disputés, le colossal gardien de but (1m87 pour 82 kg), formé au Havre et propulsé dans le grand bain de la Ligue 1 à vingt-deux ans, a tout connu en France ainsi que chez les Bleus. Après une parenthèse d’une saison en Premier League où il n’a jamais su percer (Crystal Palace 2016-2017, 10 matchs joués seulement), le natif de Kinshasa a fait le choix de revenir dans le club qui l’a révélé. On doit le dire aujourd’hui : bien lui en a pris.
Impressionnant de solidité ce jeudi soir face à une équipe du PAOK, il faut bien l’avouer, pas au niveau de ses supporters et dont l'entraîneur Razvan Lucescu (fils de Mircea, l’ancien milieu international roumain) promettait l’enfer aux marseillais après l’accueil pour le moins impulsif des ultras phocéens à son égard à l’issue du match aller perdu par ses protégés (2-1), le portier marseillais a su se montrer efficace dans les moments clés pour préserver l’avantage acquis à l’aller et conforté à la demi-heure de jeu par son capitaine Dimitri Payet.

Titulaire dimanche au Parc ?

 

C’est la question du soir. Soulevée par certains journalistes de la chaîne diffusant la rencontre ce jeudi, sa prestation suffira-t-elle à lui permettre de postuler pour une place de titulaire pour le Classique du championnat dimanche ? Le débat est ouvert et honnêtement, si tout est possible, selon la logique de Jorge Sampaoli, Pau Lopez reste tout de même le favori. Lui, le préposé aux rencontres de championnat. Du haut de ses 37 ans et même s’il revient fort, Mandanda sait à quel point si elle est saine, la concurrence est rude cette saison à Marseille et la moindre performance en-dedans le fera revenir occuper le banc jusqu’à la fin de saison, surtout quand il s’agit de se déplacer chez le leader et probable futur champion de France avec l’objectif prioritaire de consolider une deuxième place qui mènera tout droit le club phocéen a son but premier : la qualification directe pour la Ligue des Champions. Avec encore 21 points à prendre, Rennes qui pousse derrière, un calendrier pas des plus simples et au minimum deux matchs à jouer dans cette Conference League jusqu’au vingt-et-un mai prochain, l’erreur n’est plus vraiment permise et le portier numéro deux des ciel et blanc le sait.


La C4, bouffée d’oxygène pour lui


Si Mandanda est à ce niveau actuellement, c’est peut-être aussi car cette Coupe d’Europe nouvelle version lui permet de s’exprimer, chose qu’il lui est difficile à faire en championnat, faute aux choix de Sampaoli. Après avoir perdu sa place, il a aussi perdu la sienne en sélection et une certaine Coupe du Monde aura lieu en fin d’année. À 37 printemps, il est bien conscient qu’il sera compliqué pour lui d’être titulaire au sein du onze tricolore. De son propre aveu, il évoque : "Il y a des moments plus simples à vivre que d’autres, je gère tranquillement, sereinement. Le plus important reste le collectif et c'est ce que j'essaie de montrer et d'apporter à tout le groupe. On a chacun notre cas personnel, le plus important est l'objectif du club et de l'équipe. J'ai fait pas mal d'années, je connais quand même. C'est toujours un plaisir d'enchaîner et d'être sur le terrain. Je prends ce qu'on me donne avec beaucoup de plaisir”.  Un homme qui, avec 605 matchs au compteur sous le maillot olympien, a su rester humble et continuer à travailler dans une situation inconfortable. C’est ce qui le distingue des autres dans cette équipe, un leadership qui lui permet de continuer à perdurer malgré les années.
Il Fenomeno est comme le Phoenix : il renaît de ses cendres et l’Olympique de Marseille en aura bien besoin en cette fin d’exercice.
 

 

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